login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9439
Sommaire Publication complète Par article 16 / 37
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/turquie/energie

La Commission et les autorités d'Ankara conviennent de renforcer la coopération énergétique entre l'Union et la Turquie

Bruxelles, 05/06/2007 (Agence Europe) - Les commissaires Olli Rehn (Elargissement) et Andris Piebalgs (Energie) ont participé mardi à Istanbul, aux côtés du négociateur turc pour l'adhésion Ali Babacan, du ministre turc de l'Energie Hilmi Güler et du chef de la diplomatie turque Abdullah Gül, à une conférence de haut niveau sur l'énergie intitulée « Ensemble pour une politique européenne de l'énergie » avec pour thème principal la coopération énergétique entre l'Union et la Turquie. A l'issue des travaux de la conférence, la Commission et le gouvernement turc ont publié une déclaration conjointe en 12 points dont EUROPE a pu obtenir une copie et présente les principaux éléments.

Dans le contexte actuel de forte volatilité des prix du pétrole et du gaz, de demande énergétique croissante et de dépendance croissante vis-à-vis de l'extérieur dont souffrent aussi bien l'Union que la Turquie, les parties rappellent en premier lieu l'importance de la diversification et de l'investissement pour garantir leur sécurité énergétique. Notant qu'elle est géographiquement proche de plus de 70% des réserves mondiales pétrogazières, les parties soulignent que la Turquie forme « un pont énergétique naturel » entre les pays fournisseurs et les importants marchés de consommateurs de l'Union. En outre, disposant d'une économie à croissance rapide, « la Turquie sera un point d'ancrage pour l'exploitation plus large des réserves de la région et ce, à l'avantage de tous », souligne la déclaration. A cette fin, les parties soulignent qu'une coopération stratégique renforcée contribuera à leur sécurité d'approvisionnement énergétique et au développement économique eurasien.

Au-delà de leur discussion sur les projets d'infrastructure existants et futurs visant la diversification de l'approvisionnement (l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan, le gazoduc Bakou-Tbilissi-Erzurum et l'interconnexion Turquie-Grèce-Italie), les parties soulignent l'importance du projet de gazoduc transcaspien et leur engagement à réaliser le projet de pipeline Nabucco. Devant la nécessité de chercher de nouvelles sources d'approvisionnement pour alimenter les nouveaux pipelines, les parties précisent en outre qu'elles travailleront conjointement pour développer et renforcer leurs relations énergétiques avec les producteurs énergétiques clés.

Préoccupés par la hausse spectaculaire du trafic de pétrole et produits pétroliers par voie maritime dans les détroits turcs et les risques qui en découlent (pour la santé humaine et l'environnement ou en termes d'interruption des livraisons suite à un désastre maritime), les parties estiment que la solution se situe dans l'utilisation des options alternatives qui contournent les détroits comme le pipeline Samsun-Ceyhan.

Bien entendu, au-delà des considérations pétrogazières, les parties soulignent également la nécessité de recourir à des énergies propres et alternatives comme le charbon propre, les énergies renouvelables, et, pour les pays qui le souhaitent, à l'énergie nucléaire. Dans ce contexte, elles prônent une coopération renforcée dans des domaines tels que l'efficacité énergétique et les énergies alternatives afin d'attirer des investissements.

Réaffirmant l'importance stratégique de la Turquie, en plein processus de négociation d'adhésion à l'Union, pour la sécurité des approvisionnements énergétique des Vingt-sept, les parties soulignent par ailleurs la nécessité de « mettre en œuvre des politiques cohérentes pour assurer un accès sécurisé des parties aux ressources énergétiques de la région ainsi que leur arrivée sûre sur les marchés ». Dans ce contexte, elles notent que la Turquie a déjà pris des mesures importantes en alignant son marché de l'énergie sur les règles du marché intérieur de l'Union. La déclaration souligne en outre que l'accession de la Turquie à la Communauté de l'énergie (dont sont déjà membres 10 pays de l'Europe du Sud-Est, voir EUROPE n° 9309) « sera possible une fois que tous les problèmes techniques restants sont résolus ».

Enfin, pour renforcer leur coopération énergétique, les parties se sont fixées un cadre reposant sur quatre points: 1/ la coopération sur les défis géostratégiques de leur voisinage commun à la Mer Noire, la Caspienne, l'Asie centrale, la Méditerranée et le Moyen-Orient ; 2/ la coordination des politiques et pratiques relatives aux marchés de l'énergie en tenant compte de l'acquis communautaire, des besoins énergétiques turcs, des discussions sur le chapitre « énergie » des négociations d'adhésion et du processus d'adhésion de la Turquie à la Communauté de l'énergie ; 3/ la coopération technologique basée sur une plus grande participation de la Turquie dans des domaines d'intérêt commun comme les renouvelables et l'hydroélectricité ; 4/ le transfert de savoir-faire sur les moyens de financer toute nouvelle infrastructure aux conditions du marché. (eh)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES