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Bulletin Quotidien Europe N° 9331
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/droits de l'homme

Le rapport annuel du Conseil souligne la dimension transversale du respect des droits de l'Homme

Bruxelles, 19/12/2006 (Agence Europe) - Le rapport annuel du Conseil sur les droits de l'Homme et la démocratie a donné à la ministre finlandaise des Affaires européennes, Paula Lehtomäki (au nom de la Présidence finlandaise), l'occasion d' insister la semaine dernière à Strasbourg face au Parlement européen sur l'attachement de l'Union européenne au respect universel des libertés fondamentales et sur le rôle que leur promotion peut avoir dans la lutte contre le terrorisme (élément qui, curieusement, n'a pas trouvé un grand écho dans le débat qui a suivi). Dans son travail, le Conseil a essayé d'intensifier le dialogue entre les experts et les groupes de travail, ainsi qu'entre les institutions (ceci n'est pas suffisant, selon certains: on fera mieux la prochaine fois, a assuré le Conseil en conclusion), et a rappelé certains principes fondamentaux qui doivent inspirer son action: - opposition à la peine capitale ; - condamnation de l'implication d'enfants dans les conflits armés ; - promotion de la liberté de parole et des droits des femmes ; - écoute des victimes de violations. L'Agence des droits fondamentaux est un nouvel instrument important qui pourra contribuer à cette action, dont Mme Lehtomäki a souligné la dimension transversale à travers toutes les politiques de l'Union.

Que l'on peut l'appeler « mainstreaming » ou « intégration, une définition que j'aime bien », a précisé, pour la Commission, Benita Ferrero-Waldner, tout en précisant que cette intégration n'est pas un but en soi mais un moyen pour atteindre certains objectifs. Mme Ferrero-Waldner se félicite du fait que la question des droits de l'Homme ait été intégrée dans les perspectives financières 2007-2013, et que la clause des droits de l'Homme inscrite dans les accords avec des pays tiers permette de « nouvelles formes de dialogue ». Ceci, a-t-elle expliqué ensuite en réponse à une question, vaut aussi pour la Chine, l'inclusion de la clause permettant de renforcer le dialogue sur ce thème, « qui existe déjà depuis onze ans ». Il faudra maintenant, selon la Commissaire, se concentrer sur certains aspects spécifiques, traités dans deux communications de la Commission, le « carnet de route » sur l'égalité entre hommes et femmes et une nouvelle stratégie concernant les droits de l'enfant. Au niveau des Nations Unies, l'Union devra insister davantage sur la nécessité d'avoir un Conseil des droits de l'homme efficace, et de traiter certains problèmes de façon plus approfondie (elle espère notamment que la session spéciale sur Darfour aboutira à des résultats).

Au cours du débat, certains parlementaires ont choisi de donner voix à leurs inquiétudes sur des cas spécifiques de violation. Ainsi, pour le PPE/DE, l'Espagnol Gerardo Galeote Quecedo a déploré le sort des « damas de blanco » de La Havane, qui, l'année dernière, n'avaient pas pu venir recevoir le Prix Sakharov décerné par le Parlement. Une délégation du PE devrait pouvoir se rendre à Cuba pour leur remettre ce prix (nous essaierons d'aider la délégation à réaliser cette mission, a affirmé Mme Ferrero-Waldner). Kathy Sinnott (IND/DEM, irlandaise) a déploré la situation des femmes en Chine, qui, à cause de la politique « un enfant par famille », se voient nier le droit de décider (et elle évoque l'élimination systématique des enfants Down qui aurait lieu en Chine). Eoin Ryan (UEN, irlandais) a dénoncé l'inaction de l'Union et du monde face aux massives violations des droits de l'homme au Darfour.

Tous ont plaidé pour une politique cohérente de l'Union en ce qui concerne les droits de l'homme: pas de politique « deux poids deux mesures » lorsqu'il s'agit de pays qui sont d'importants partenaires commerciaux, a mis en garde, pour les Verts, l'Espagnol Raul Romeva i Rueda. Pour le groupe ALDE, la Britannique Elizabeth Lynne a invité à une attitude plus active en ce qui concerne les bombes à fragmentation qui ne sont pas seulement une question de défense. Dans le même groupe, le Chypriote Marios Matsakis s'est exclamé: quid du respect des droits de l'Homme dans les colonies britanniques ? Personne n'en parle ! Et il n'a pas obtenu de réponse. Quant au Polonais Jan Masiel, il s'est plaint du traitement que l'on accorde, à son avis, aux croyants: « certains pays sont plus religieux que d'autres, or l'athéisme semble souvent obtenir plus de respect que la croyance », s'est indigné l'élu de la Ligue des familles. (lg)

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