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Bulletin Quotidien Europe N° 9310
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/communication

Pour le PE, l'objectif d'une politique de communication est d'aligner les débats nationaux sur les débats européens

Strasbourg, 20/11/2006 (Agence Europe) - Le Parlement européen a adopté la semaine dernière une résolution sur le livre blanc de la Commission relatif à une politique de communication européenne (voir EUROPE n°9121 et 9122), à l'initiative de Luis Herrero-Tejedor (PPE-DE, Espagnol). Il estime que « l'objectif de la politique de communication européenne ne devrait pas être de créer une sphère de communication concurrente des sphères publiques nationales, mais plutôt d'aligner considérablement les débats nationaux sur les débats menés au niveau de l'Union ». Les députés soutiennent la tentative de la Commission de refondre la manière dont est organisée la communication avec les citoyens. Marquant leur accord avec le livre blanc selon lequel toute communication est indissociable de son contenu, ils soulignent qu'une communication objective, fiable, impartiale et plurilingue permet d'améliorer la compréhension des politiques menées mais pas d'en compenser les lacunes. Ils insistent sur l'importance de « montrer la pertinence et l'incidence des décisions de l'Union dans la vie quotidienne » à travers une information régulière sur les projets locaux et régionaux auxquels l'UE a participé.

Le PE ne souhaite pas être soumis à « un code de conduite régissant sa communication », en écho à la proposition de la Commission d'élaborer une Charte européenne de l'information et de la communication. Selon lui, il faut intégrer les politiques de communication de chaque institution européenne dans « une logique commune ». Il demande ainsi à la Commission de présenter « un projet d'accord interinstitutionnel définissant les principes communs qui pourraient régir la coopération entre les institutions européennes ».

Les députés se félicitent du souhait de la Commission de faire figurer l'Europe à tous les niveaux, en amenant « les questions européennes aux niveaux national, régional et local afin de décentraliser le message ». Ils évoquent la possibilité de développer une administration européenne de proximité et soulignent le rôle de tous les acteurs: parlements nationaux, partis politiques (paneuropéens), États membres, régions et villes, médias. Ils rappellent la tenue en 2007 au sein du PE de la première Agora citoyenne, organe de concertation avec les représentants de la société civile. Ils soulignent l'importance de fora interparlementaires sur l'avenir de l'Europe, dont un sera réuni à l'occasion du 50ème anniversaire du traité de Rome.

En matière de consultation des acteurs à un stade précoce de l'élaboration des politiques, le PE estime que les propositions législatives principales pourraient s'accompagner d'une section indiquant la façon dont ont été prises en compte les préoccupations des citoyens lors de l'élaboration de la proposition. Il déplore par ailleurs la réduction de l'aide financière accordée aux programmes Leonardo da Vinci, Socrates et Erasmus.

Le rapport salue le retrait de la proposition portant sur la création d'une agence de presse européenne et met en doute le bien-fondé d'un observatoire de l'opinion publique européenne, mesure évoquée fin octobre à Madrid lors d'une conférence spécifique (voir EUROPE n°9297). Enfin, il propose le lancement d'une enquête Eurobaromètre qui mesurerait le niveau d'information des citoyens européens en fonction de leur État d'origine, de leur catégorie socioprofessionnelle et de leur orientation politique. (mb)

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