Bruxelles, 20/11/2006 (Agence Europe) - Matti Vanhanen a exclu lundi que la question de la Turquie soit tranchée par les chefs d'Etat et de gouvernement lors du Sommet européen des 14 et 15 décembre prochains. Les recommandations de la Commission pour la suite du processus d'adhésion interviendront donc bien début décembre pour que les ministres des Affaires étrangères se prononcent lors du Conseil Affaires générales et relations extérieures des 11 et 12 décembre, a expliqué le Premier ministre finlandais. « La Présidence n'a aucune intention de soulever la question de la Turquie lors du Sommet de décembre », a assuré M. Vanhanen, à Helsinki lors d'une réunion de la COSAC, l'organe de coopération entre les commissions des parlements nationaux spécialisées dans les affaires européennes et les représentants du Parlement européen. A ce stade, les négociations menées par la Présidence n'ont pas permis d'aboutir à un compromis sur la question de l'ouverture du commerce direct avec la partie nord de Chypre d'une part et de l'accès pour les bateaux et avions chypriotes aux ports et aéroports turcs d'autre part. « Notre paquet contient un nombre limité d'éléments », mais « ce n'est pas un règlement complet de la question chypriote », a rappelé M. Vanhanen, qui estime qu'« une solution est possible », mais que « le temps passe ». Il souligne ainsi que « la vraie échéance est avant que la Commission présente ses recommandations », c'est-à-dire « durant la première semaine de décembre ». Le Commissaire Olli Rehn (élargissement) a entièrement appuyé l'approche de la Présidence finlandaise. « Je partage la position de la Présidence finlandaise que l'Union européenne devra prendre une décision (sur la Turquie) au plus tard lors du Conseil Affaires générales du 11 décembre. Nous n'avons pas besoin d'un autre Sommet sur la Turquie, après ceux de 2004 et 2005 », a affirmé M.Rehn lundi devant la presse. Le Commissaire a aussi indiqué que la Commission allait présenter ses recommandations le 6 décembre, « si la Turquie n'a pas rempli ses obligations d'ici là » au titre de l'Union douanière. (ab/hb)