Bruxelles, 04/10/2006 (Agence Europe) - Le député européen grec Panagiotis Beglitis (PSE) reproche aux Etats membres de l'UE de faire preuve d'une « sensibilité sélective » et de suivre « la logique des deux poids et deux mesures » concernant les évolutions de la situation en Palestine. « Alors que des milliers d'employés demeurent sans salaires et que la situation humanitaire dans les territoires palestiniens a pris des dimensions disproportionnées comparables à une guerre civile, l'UE se comporte en tant qu'observateur neutre vis-à-vis d'Israël, qui continue à violer les résolutions de l'ONU et les décisions de l'UE. De cette manière, l'UE a atteint le sommet de l'apothéose de l'hypocrisie et elle ne peut pas être en mesure de revendiquer de jouer de manière crédible un rôle pacifique en Moyen-Orient », affirme-t-il dans un communiqué. Dans une question parlementaire au Conseil à propos du gel de l'aide financière de l'UE à l'Autorité palestinienne après l'arrivée du Hamas au pouvoir, M. Beglitis a voulu savoir si l'UE avait l'intention de lever immédiatement les « sanctions économiques » au cas où un gouvernement palestinien d'unité nationale serait formé. L'eurodéputé grec a aussi voulu savoir de quelle manière l'UE a l'intention de répondre au refus persistant d'Israël de restituer les millions de dollars d'impôts et de droits de douane à l'Autorité palestinienne. Dans sa réponse, le Conseil confirme que si le futur gouvernement palestinien d'union nationale suit les principes et exigences posées par le Quartette (renonciation à la violence, reconnaissance d'Israël, respect des accords existants), la suspension de l'aide sera « immédiatement levée ». Quant à Israël, le Conseil rappelle laconiquement que l'UE a demandé à maintes reprises à Israël de procéder au transfert des impôts et droits de douane aux Palestiniens, « ceci étant nécessaire afin de mettre un terme à la crise dans les territoires palestiniens ». (hb)