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Bulletin Quotidien Europe N° 9279
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/antidumping

Les importations de chaussures en cuir chinoises et vietnamiennes seront frappées de droits définitifs pendant deux ans

Bruxelles, 04/10/2006 (Agence Europe) - Après plusieurs semaines d'intenses tractations, les Etats membres « producteurs » emmenés par l'Italie ont obtenu à l'arraché, mercredi, que soient imposés pour deux ans, sur la base d'un compromis proposé par la France (EUROPE n° 9275), des droits antidumping définitifs contre les importations de chaussures en cuir en provenance de Chine et du Vietnam. Sur proposition de la Commission, ces droits frapperont à hauteur de 16,5% et 10% respectivement les chaussures chinoises et vietnamiennes à partir du 7 octobre prochain. C'est par un rapport de force de 9 Etats membres « producteurs » contre 12 Etats membres « libre-échangistes » - emmenés par le Royaume-Uni et les pays scandinaves - que le Conseil est parvenu à une majorité simple mercredi lors d'un vote au Comité des représentants permanents (COREPER). En effet, si l'Espagne, la France, la Grèce, la Hongrie, la Lituanie, la Pologne, le Portugal et la Slovaquie se sont rangés derrière l'Italie, les voix de l'Autriche, Chypre, Malte et de la Slovénie, qui se sont abstenus, ont compté de facto comme un vote « pour » (procédure de vote à la majorité simple). Les décisions finales de Nicosie et Vienne, qui ont jugé que la proposition française de compromis de réduire à deux ans la durée d'application des droits définitifs était équilibrée, ont donc été décisives dans la modification du rapport de force au Conseil. Les ministres de la Justice et des Affaires intérieures doivent entériner jeudi à Luxembourg cette décision qui paraîtra au Journal officiel le lendemain, ouvrant ainsi la voie à l'entrée en vigueur des droits antidumping définitifs contre les chaussures chinoises et vietnamiennes le 7 octobre.

Satisfaction de Peter Mandelson

Alors qu'il présentait peu après aux journalistes les éléments de la future politique commerciale de l'Union, le Commissaire au Commerce Peter Mandelson, qui avait dû composer entre les intérêts antagonistes de deux blocs d'Etats membres et, en l'espace de deux mois, soumettre au Conseil deux propositions de mesures définitives pour remplacer les droits provisoires instaurés le 7 avril dernier (EUROPE n° 9138 et 9254), a semblé satisfait par cette décision. « La décision d'aujourd'hui, qui réduit de 5 à 2 ans la durée des mesures que nous avons proposées, est nécessaire car elle suit les résultats de nos enquêtes antidumping qui ont prouvé l'existence de pratiques déloyales et d'intervention étatique dans les pays concernés », a expliqué M. Mandelson. « Il ne s'agit en aucun cas de mesures protectionnistes. Soyons clairs, si on est là pour se faire les héros du libre-échange, il faut faire le nécessaire pour que le commerce déloyal soit battu en brèche », a ajouté le Commissaire au Commerce avant d'estimer que « ces mesures équilibrées et non excessives permettront de renforcer la confiance du public ». (eh)

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