Bruxelles, 07/09/2006 (Agence Europe) - En visite jeudi à Copenhague, Javier Solana a déclaré à la presse qu'il était « prêt à rencontrer dans deux jours » (sans préciser le lieu) le négociateur en chef iranien sur le dossier nucléaire, Ari Larijani, pour obtenir les clarifications qu'il attend sur la réponse de Téhéran à l'offre de coopération des « Six » (UE-3 - Allemagne, France et Royaume-Uni, Chine, Etats-Unis et Russie). En visite à Madrid, M. Larijani a indiqué qu'il rencontrerait M. Solana « dans les prochains jours ». Entre-temps, à Berlin, où se retrouvaient jeudi après-midi les directeurs politiques des ministres des Affaires étrangères des Six pour étudier de possibles sanctions immédiates contre Téhéran, les Etats-Unis semblaient de plus en plus isolés dans leur tentative d'aboutir à cette solution devant le refus de l'Iran de se conformer aux exigences de la communauté internationale. Plus que réservés sur cette option, Beijing et Moscou devaient en effet, selon l'AFP, réitérer jeudi leur volonté de parvenir à une solution négociée. Evoquant la lassitude des Vingt-cinq face à l'enlisement du dossier, plusieurs diplomates auraient par ailleurs fait état des réserves de certaines capitales quant à l'opportunité d'imposer des sanctions et à leur efficacité. Le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a laissé entendre jeudi que la suspension des activités d'enrichissement d'uranium par Téhéran pourrait ne pas être un préalable impératif à des négociations.