Strasbourg, 07/09/2006 (Agence Europe) - En adoptant, le 7 septembre, une résolution de six groupes politiques, le Parlement européen encourage l'Union européenne à prendre les mesures adéquates pour lutter contre le fléau de la contrefaçon de médicaments sur son territoire. Il souhaite aussi que l'UE joue un rôle moteur dans la promotion d'une Convention mondiale tendant à créer dans la législation de chaque pays une incrimination pénale spécifique (crime ou délit) concernant la contrefaçon de médicaments et le recel et la distribution de médicaments contrefaits.
Selon les estimations de l'OMS, les faux médicaments représentent environ 10% du marché mondial. Il s'agit pour une part de véritables copies de qualité variable mais aussi, et surtout, de produits beaucoup plus dangereux qui ne contiennent aucune substance en lien avec la maladie qu'ils sont supposés traiter ou qui contiennent des produits toxiques. Ces produits sont aujourd'hui présents sur toute la surface du globe, mais dans une répartition inégale, les pays pauvres en étant les premières victimes. Ainsi jusqu'à 70% des médicaments antipaludéens circulant au Cameroun sont des contrefaçons, et l'OMS considère que sur le million de décès annuels par paludisme, 200 000 sont à mettre sur le compte de médicaments mal administrés ou de la consommation de faux médicaments. On estime qu'en moyenne 25% des médicaments circulant dans les pays en voie de développement sont des contrefaçons. Dans certains pays, comme le Pakistan ou le Nigeria, ce volume atteint 50%.