Bruxelles, 19/07/2006 (Agence Europe) - Le Groupe de contact international sur la Somalie, accueilli le 17 juillet à Bruxelles par la Commission européenne représentée par Louis Michel, exprime sa vive préoccupation pour la poursuite du conflit dans ce pays de la Corne de l'Afrique et demande à toutes les parties de respecter le cessez-le feu conclu le 22 juin à Khartoum et de faire en sorte que les agences humanitaires ait un accès illimité et sûr aux communautés vulnérables à secourir.
Créé à l'initiative des Etats-Unis, le Groupe de contact s'était réuni pour la première fois en juin dernier à New York. Le communiqué consignant les résultats de cette deuxième rencontre appelle à un dialogue immédiat intra-somalien pour élargir la participation aux institutions fédérales de transition et discuter de questions concrètes telles que l'établissement d'administrations régionales et locales et la sécurité. Les membres du Groupe de contact (l'UE, l'Italie, le Royaume-Uni, la Suède, la Norvège, les Etats-Unis, la Tanzanie, la Ligue arabe et l'Union africaine) se disent prêts à soutenir un secteur de la sécurité efficace qui s'appuierait sur un processus de paix durable. Ils exhortent le Conseil de sécurité à envisager rapidement de modifier l'embargo sur les armes pour permettre la formation, le développement des capacités et la constitution d'un secteur de la sécurité suffisamment large pour être représentatif, et qui repose sur le dialogue fructueux entre toutes les parties. Dans le même temps, le Groupe souligne la nécessité que l'embargo sur les armes soit respecté par tous.
« L'UE a toujours soutenu le dialogue entre les Institutions fédérales de transition et les Tribunaux islamiques pour mettre un terme à quinze années d'instabilité et de crise humanitaire, et pour résoudre les différences par la voie pacifique afin de faciliter le retour de ce pays dans la communauté des Nations. La Commission reste fortement engagée à appuyer financièrement et politiquement les institutions fédérales de transition en tant que seul cadre légitime pour la gouvernance en Somalie », souligne un communiqué de la Commission européenne.