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Bulletin Quotidien Europe N° 9236
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La SEC se veut rassurante sur les implications d'une éventuelle fusion entre NYSE et Euronext sur les sociétés européennes

Bruxelles, 19/07/2006 (Agence Europe) - Une éventuelle fusion entre la bourse de New York (New York Stock Exchange, NYSE) et le groupe boursier européen Euronext n'entraînerait pas automatiquement une extension des règles boursières américaines aux sociétés cotées en Europe, pour qui la réglementation européenne continuerait à s'appliquer, a tenu à rassurer, mardi devant la presse, Roel C.Campos, l'un des cinq Commissaires de la Security and Exchange Commission (SEC) des Etats-Unis. M.Campos était à Bruxelles pour des entretiens notamment avec le Commissaire Charly McCreevy (fiscalité, marché intérieur).

Il n'est tout simplement pas juste de dire qu'après une fusion en NYSE et Euronext, les règles du Sarbanes-Oxley Act (des règles de contrôle comptable très strictes introduites aux Etats-Unis en 2002 après l'éclatement de plusieurs scandales comptables et boursiers) seront imposées aux entreprises cotées sur Euronext, comme le craignent les Européens, a expliqué M. Campos. « Il y a plus de chances que la Tour Eiffel soit démontée et reconstruite à Las Vegas » que de voir les entreprises européennes contraintes de se conformer aux règles américaines, a-t-il lancé. M. Campos a aussi exhorté à éviter les résistances purement nationalistes en Europe contre une reprise d'Euronext par NYSE, soulignant qu'il s'agirait d'un « partenariat entre égaux » qui répond à une logique économique et stratégique, plutôt que d'une simple reprise des bourses européennes par le géant américain. « Bien sûr, il y a au sein de la NYSE des craintes que le projet de fusion puisse se heurter à des résistances politiques. Mais, à mon avis, le projet est hautement respectueux à l'égard des Européens et valable pour eux. Les sièges (des bourses européennes concernées) ne changeraient pas et il n'y aurait pas de pertes d'emplois à craindre. Il ne s'agirait pas d'une acquisition (d'Euronext par NYSE), pais plutôt d'un partenariat entre égaux qui assurerait que les aspects européens (d'Euronext) resteraient européens », a estimé M. Campos. La Bourse de New York a proposé d'acquérir Euronext dans une transaction évaluée à 10 milliards de dollars qui créerait une véritable bourse transatlantique. La direction d'Euronext a déjà approuvé le projet, mais les actionnaires du groupe boursier européen ne se sont pas encore prononcés.

Début juillet, le Commissaire McCreevy avait déjà souligné que les bourses européennes ne pouvaient pas être soumises à la règle new-yorkaise. Intervenant à un séminaire organisé le 5 juillet par « Paris Europlace », M. McCreevy a assuré que la réglementation européenne pour les sociétés cotées en Europe prévaudrait en cas de consolidation du secteur boursier. «Les sociétés cotées en Europe doivent être régulées par les régulateurs européens», a-t-il martelé. Il a également réaffirmé qu'il reviendrait aux actionnaires d'Euronext de choisir entre une fusion avec la NYSE ou avec la Bourse de Francfort (Deutsche Börse). «Je n'ai pas de religion sur cette question, c'est aux actionnaires d'en décider », a-t-il dit.

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