Bruxelles, 16/03/2006 (Agence Europe) - Le Commissaire européen à la santé et la politique des consommateurs, Markos Kyprianou, s'est rendu du 11 au 14 mars en Egypte où il a été reçu par le Premier ministre, les ministres de la Santé et de l'Agriculture avec lesquels il a discuté des conséquences de la grippe aviaire. Les premiers cas ont été notés en Egypte le 17 février et placent le pays, lieu de passage des grandes migrations d'oiseaux, devant de « grandes difficultés », selon M. Kyprianou qui a été informé de l'état de la situation jugée «assez grave ». Des foyers sont décelés dans 15 gouvernorats et toucheraient aussi bien des élevages industriels que la volaille de basse-cour. 3,5 millions de bêtes ont été abattues à ce jour. L'un des rares éléments rassurants est qu'il n'y aurait à ce jour aucune contamination humaine, malgré le «risque aggravant» que les poulets sont généralement vendus, sur les marchés, vivants et prêts à être tués et plumés. Outre l'inquiétude au plan sanitaire, le gouvernement égyptien fait valoir des conséquences sociales dans une activité qui occuperait près de 2 millions de personnes. La consommation de viande de poulet est, par ailleurs, considérée comme un apport de protéines relativement important dans l'alimentation égyptienne. M. Kyprianou a été informé de la constitution d'un Haut comité regroupant les ministères de l'agriculture, de la santé, de la défense et de l'environnement chargé de coordonner l'action sur le terrain et l'affectation de l'aide internationale que le pays a sollicitée. L'UE contribuera indirectement, par le biais de l'ONU. Elle avait annoncé en janvier, à Pékin, la mise à disposition de l'organisation internationale, d'une dotation de 50 millions euros dont 15 millions environ réservés à la zone du Moyen-Orient.