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Bulletin Quotidien Europe N° 9153
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/egalite

Le Parlement européen pour la mise en place d'un l'Institut européen pour l'égalité entre les hommes et les femmes, lequel doit être « un centre d'excellence de très haute qualité » pour Vladimir Spidla

Strasbourg, 16/03/2006 (Agence Europe) - « L'égalité entre les hommes et les femmes est un objectif fondamental et politique de nos sociétés démocratiques, mais aussi un objectif économique et social. La pleine participation des femmes aux emplois est la clef de la stratégie européenne face au vieillissement de la population. Et si nous n'utilisons pas le potentiel des femmes, nous n'atteindrons jamais les objectifs de Lisbonne. C'est un facteur concurrentiel clef de cette époque marquée par la globalisation ». C'est en ces termes que le Commissaire Vladimir Spidla a introduit les débats à Strasbourg sur le rapport (1ère lecture) de Lissy Gröner (PSE, Allemagne) et d'Amalia Sartori (PPE-DE, Italie) sur la création d'un Institut européen pour l'égalité entre les hommes et les femmes, un institut que le Commissaire voudrait qu'il devienne « un centre d'excellence de très haute qualité ».

En adoptant ce rapport mercredi par 362 voix pour, 263 contre et 18 abstentions, les députés européens estiment que le futur Institut devrait, pour gagner en efficacité, bénéficier d'un champ d'action plus précis. Ils réclament aussi des garanties concernant l'équilibre entre les hommes et les femmes au sein de son conseil d'administration. Ils souhaitent également qu'il soit opérationnel « dès que possible » et notent que ce qui fait défaut aux niveaux CE et national, c'est « la capacité de mettre en commun des analyses et de concevoir des solutions novatrices, notamment pour l'intégration de la dimension de genre ». En ce qui concerne la composition du conseil d'administration de l'Institut (dont les membres seront désignés par la Commission, le Conseil et le Parlement européen), le PE préconise d'aboutir à une représentation égale entre les hommes et les femmes et de garantir que la représentation de chacun des sexes soit au moins de 40%. La création de cet Institut avait été annoncée par le Président José Manuel Barroso le 8 mars 2005 à Strasbourg (voir EUROPE n° 8904). Son enveloppe budgétaire pour la période 2007 -2013 est de 52,5 millions d'euros. M. Spidla a annoncé sa mise en œuvre le 1er mars 2006 (voir EUROPE n° 9144).

En présentant son rapport, Lissy Gröner a insisté sur le fait que les amendements introduits visaient surtout à éviter tout chevauchement avec d'autres agences spécialisées et s'est portée garante de l'indépendance de cet Institut. Amalia Sartori a précisé que cet Institut est un « instrument technique, souple, nécessaire au rassemblement de toutes les informations en provenance d'instituts statistiques ». La majorité des intervenants - comme Anna Zaborska (PPE-DE, Slovaquie), Sarah Ludford (ALDE, RU), Hiltrud Breyer (Verts/ALE, Allemagne), Eva-Britt Svensson (GUE/NGL, Suède) - se sont prononcés pour l'Institut, estimant qu'il constitue un instrument très utile pour les politiques de l'égalité à l'avenir, qu'il doit être d'une indépendance inconditionnelle et qu'il faut prévoir un financement respectable. Urszula Krupa (IND/DEM, Pologne) a attiré l'attention sur les quelque 70 millions de citoyens européens qui vivent dans la pauvreté, un phénomène qui touche essentiellement les femmes. Il faut aider les plus pauvres et promouvoir la famille, a-t-elle ajouté. Irina Belohorska (NI, Slovaquie) a dit espérer que cet Institut sera implanté en Slovaquie. Pour Eugenijus Gentvilas (ALDE, Lituanie), ce serait bien qu'il soit installé dans un nouvel Etat membre de l'UE, alors que Lidia Joanna Geringer de Oedenberg (PSE, Pologne) aimerait le voir situé en Pologne. Mme Belohorska a également insisté sur le rôle médiateur que cet Institut pourrait jouer pour lutter contre les injustices et les discriminations dans le monde du travail, et plus particulièrement en ce qui concerne les différences salariales entre hommes et femmes. Marie-Line Reynaud (PSE, France) a insisté sur une bonne coopération entre l'Institut et l'agence des droits fondamentaux.

Le Commissaire Spidla a souligné que l'Institut allait fournir une visibilité politique plus grande à la problématique de l'égalité des chances. Il a ajouté que la Commission pouvait accepter les amendements relatifs aux caractéristiques de l'Institut (flexibilité dans les tâches, création de réseaux) et ceux qui vont dans le sens d'une amélioration de l'égalité entre les hommes et les femmes.

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