Bruxelles, 20/02/2006 (Agence Europe) - Les pourparlers sur le statut du Kosovo ont commencé le 20 février à Vienne sous les auspices de l'envoyé spécial des Nations unies, le Finlandais Martti Ahtisaari, et en présence de représentants de l'Union européenne et des Etats-Unis. Cette rencontre entre dirigeants albanais du Kosovo et serbes, qui doit s'achever le 21 février, est une première étape dans les négociations pour déterminer le futur statut de la province. Alors que les Albanais, qui constituent 90% de la population du Kosovo, réclament l'indépendance, Belgrade veut y maintenir sa souveraineté. Vendredi dernier, au cours de sa tournée dans les Balkans, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a appelé les dirigeants de la Serbie et du Kosovo à faire les concessions nécessaires. « Les deux parties ont leur responsabilité. Le temps est venu (…) de se préparer à des compromis généreux qui devront être, bien sûr, faits par toutes les parties, et non seulement une », a-t-il déclaré à Pristina, au Kosovo, selon l'AFP. La veille, à Belgrade, M. Barroso avait appelé les autorités de Serbie à améliorer leur coopération avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), pour ne pas saper leurs chances d'intégration européenne. « Mon message (…) est un message de confiance dans le futur de vos perspectives européennes », a déclaré M. Barroso, cité par AP, en ajoutant que « vos perspectives ne doivent pas être minées par le manque de coopération avec le tribunal de La Haye ». La coopération de Belgrade avec le TPIY fera l'objet d'un rapport qui sera présenté par M. Rehn au Conseil Affaires générales et Relations extérieures du 27 février.
Au cours de la tournée de MM. Rehn et Barroso, qui les a menés samedi en Albanie, la Commission a paraphé l'accord de stabilisation et d'association (ASA) entre l'UE et l'Albanie. Il s'agit d'une première étape sur la voie de l'intégration européenne de l'Albanie, dont les progrès ont été salués par M. Barroso. Dans un discours au parlement albanais, le président de la Commission a cependant appelé le pays à faire plus d'efforts pour lutter contre le crime organisé et la corruption, libéraliser son économie, mettre sa législation sur la presse en conformité avec les normes européennes et mettre en œuvre les recommandations de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en matière électorale. En attendant que l'accord soit signé et ratifié par toutes les parties, un accord intérimaire permettra l'application immédiate des dispositions de l'accord.