Bruxelles, 20/02/2006 (Agence Europe) - Les ministres de l'Agriculture de l'UE ont donné le 20 février une appréciation plutôt positive du plan d'action biomasse et de la stratégie de l'UE pour les biocarburants, malgré des différences sur l'équilibre entre la production intérieure et les importations. Le Conseil a adopté dans la soirée des conclusions de la Présidence autrichienne faisant le point sur l'état des discussions sur ce dossier. De manière générale, le Conseil a estimé que la contribution des sources de bioénergie est très importante pour atteindre l'objectif du plan biomasse (produire 12% de l'énergie à partir de sources renouvelables d'ici 2010) et s'est montré plutôt favorable au maintien de l'objectif de 5,75% de part de marché des biocarburants en 2010 (un objectif qui reste, malgré tout, assez ambitieux). Plusieurs Etats membres, dont la France, l'Autriche, la Belgique, l'Irlande, l'Italie, la Grèce, la Pologne, la République tchèque, ou encore la Slovénie, ont demandé que le recours aux bioénergies ne nuise pas au potentiel de la production intérieure. Certains de ces pays ont préconisé des droits de douane permettant d'éviter des importations massives à bas prix. D'autres, comme le Royaume-Uni, le Danemark, la Suède, les Pays-Bas, l'Estonie et la Slovaquie ont plaidé pour une approche équilibrée respectant aussi bien les intérêts des producteurs de l'UE que les engagements pris à l'OMC auprès des pays tiers. Les nouveaux Etats membres ont demandé de pouvoir bénéficier de la prime actuelle aux cultures énergétiques (45 euros/ha dans la limite de 1,5 million d'ha) réservée aux quinze anciens. En outre, les nouveaux Etats membres et certains des anciens (Italie, Belgique, Luxembourg, Grèce notamment) ont préconisé une hausse de cette aide. Enfin, de nombreuses délégations ont insisté sur la nécessité d'accorder la priorité à la recherche sur les biocarburants de la deuxième génération.