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Bulletin Quotidien Europe N° 9135
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/agriculture

La commission expose à la filière les objectifs de la réforme du secteur vitivinicole

Bruxelles, 20/02/2006 (Agence Europe) - La Commission européenne a rencontré, le 16 février à Bruxelles, les représentants de la filière viticole européenne. Elle doit adopter, au début de l'été 2006, une communication sur la réforme de l'organisation commune (OCM) du marché du vin, présentant les différentes options envisageables pour améliorer la compétitivité d'un secteur en proie à une crise profonde.

« Il est évident que nous devons changer, que nous devons le faire maintenant et que nous devons décider une réforme solide et durable » dans ce secteur, a déclaré, Mariann Fischer Boel, Commissaire responsable de l'agriculture, lors de cette rencontre. Elle a énuméré les trois directions dans lesquelles elle « souhaite aller »: 1) rendre plus compétitifs les producteurs européens, renforcer la réputation des vins européens, qui sont « les meilleurs au monde », retrouver les anciens marchés et en regagner d'autres, dans l'UE et ailleurs ; 2) fixer des règles claires et simples qui permettent d'assurer un équilibre entre l'offre et la demande ; 3) préserver les meilleures traditions de production de vin et renforcer le tissu social et environnemental de nombreuses zones rurales. Selon la Commissaire, la réforme doit passer par une mise à jour des règles sur les droits de plantations, la restructuration, les pratiques œnologiques, l'étiquetage et les différents types de distillations. Et il faut se demander s'il convient d'appliquer au secteur du vin les nouveaux principes découlant de la réforme de la Politique agricole commune (PAC), comme le découplage des aides (paiement unique non lié au volume de production) et l'éco-conditionnalité des aides (versement des aides à condition de respecter certains critères, notamment environnementaux). L'objectif principal de la réforme n'est pas d'économiser de l'argent, a assuré Mme Fischer Boel, mais de s'assurer que le 1,5 milliard d'euros que l'UE consacre chaque année au secteur soit dépensé « de la manière la plus efficace possible ». La Commission a rappelé qu'en 2002, l'UE a exporté 20% de plus de vin que ce qu'elle a fait en moyenne chaque année au cours de la période 1986 à 1990. En même temps, toutefois, les exportations américaines ont été multipliées par 4, celles de l'Australie et du Chili par 19 chacun et celles de l'Afrique du sud par 47. La forte augmentation des ventes du vin des pays du « nouveau monde » ainsi que l'évolution du mode de vie au sein de l'UE (baisse de la consommation) exercent de fortes contraintes sur notre politique actuelle, a souligné la Commission. Mme Fischer Boel a aussi évoqué les millions d'hectolitres de vin qui doivent être retirés du marché par des opérations de distillations de crises. La politique européenne dans ce secteur laisse une mauvaise image: celle d'un « lac de vin », a conclu la Commissaire.

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