Strasbourg, 20/02/2006 (Agence Europe) - Le Parlement européen a demandé la mise en place de mesures ambitieuses de gestion des risques et des crises dans le secteur agricole en adoptant le 16 février le rapport de Friedrich-Wilhelm Graefe zu Baringdorf (Verts/ALE, allemand) qui donne une appréciation mitigée de la communication de la Commission européenne sur ce thème (EUROPE n°8957). Le PE n'a apporté aucune modification au rapport adopté en commission (EUROPE n° 9129).
Le PE « s'oppose avec force à tout renoncement à la préférence communautaire » et estime qu'il faut revoir les instruments et des mesures utilisés par l'Union et par les Etats membres pour prévenir les risques et faire face aux crises. Dans ce contexte, il insiste sur la possibilité d'orienter de manière à éviter la surproduction et l'effondrement des prix, sur le rôle des nouveaux programmes de développement rural. Les parlementaires considèrent que le recours aux mesures prévues par les organisations communes de marché (OCM) demeure justifié dans des secteurs particulièrement sensibles, comme celui des fruits et légumes et qu'il convient de maintenir ce recours dans le cadre de la révision imminente de l'OCM des fruits et légumes.
La Commission est invitée à mettre sur pied un mécanisme de filet de sécurité auquel on pourrait recourir non seulement dans les situations de crise affectant l'OCM de la viande bovine, mais également pour d'autres secteurs, comme les fruits et légumes, le vin, la viande de porc et les volailles. Le PE demande aussi à la Commission d'évaluer les conséquences de la pénurie de pétrole qui se profile et de prévoir la possibilité d'accorder une aide à l'achat des combustibles lorsque leurs prix augmentent de manière exceptionnelle. Le Parlement estime que, parallèlement, la production des plantes énergétiques doit être rendue plus attrayante pour les producteurs, grâce à une augmentation substantielle de l'aide à l'hectare pour les cultures énergétiques. Enfin, le PE demande la création d'un système d'assurance public, financé par l'UE, pour les différents secteurs et modes de production afin de pouvoir mieux définir un cadre d'action pour la gestion des risques et la prévention des crises.