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Bulletin Quotidien Europe N° 9077
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/regions

Les régions d'Europe veulent être davantage associées à la mise en oeuvre de la stratégie de Lisbonne- Le Président Barroso se joint à elles pour demander aux Etats membres d'adopter rapidement les perspectives financières

Bruxelles, 28/11/2005 (Agence Europe) - L'hémicycle du Parlement européen de Strasbourg a réuni les 24 et 25 novembre environ 750 participants de 250 régions d'Europe, pour participer à l'Assemblée générale de l'Assemblée des Régions d'Europe (ARE) et célébrer son 20ème anniversaire. « Le Comité des Régions n'existerait pas sans l'impulsion et la contribution de l'ARE, qui a permis depuis 1985 de faire un bond quantitatif et qualitatif pour la représentation des régions, et d'ancrer le principe de subsidiarité dans la Constitution européenne», a déclaré Peter Straub, président du Comité des Régions, en notant: les régions sont passées du rang d'observateur à celui d'acteur, et elles doivent désormais tenter de « rétablir la confiance des citoyens dans les institutions européennes et leur expliquer ce qu'est l'Europe et ce qu'elle fait ». Robert Grossmann, président de la Communauté urbaine de Strasbourg, a incité les élus des régions de l'ARE à « réfléchir au phénomène urbain et à associer les agglomérations à vos travaux ». Pour Giovanni di Stasi, président du Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux (CPLR), l'avenir d'une Europe plus proche des citoyens réside dans la revitalisation de la régionalisation et dans le renforcement de la démocratie régionale. La première Eurorégion de la mer Noire, regroupant les régions européennes de l'Adriatique, devrait voir le jour début 2006, et elle sera suivie en 2007 par l'Eurorégion de la mer Baltique, a annoncé M. di Stasi. Savoir mieux exploiter le potentiel créateur des régions européennes, pour développer l'innovation selon la stratégie de Lisbonne: le thème de notre assemblée était « bien choisi, pour nous qui voulons une politique régionale européenne dynamique, qui mette en valeur les capacités d'innovation technique, mais aussi sociale, des régions », s'est félicité Adrien Zeller, président de la Région Alsace et vice-président de l'ARE.

Depuis 2001, l'ARE décerne tous les deux ans, un prix à la région la plus ouverte aux jeunes. Le Comté hongrois de Veszprem a été distingué cette année, tandis que la région suédoise de Norrbotten a reçu une mention particulière. Le rôle des régions est de créer un environnement favorable à l'innovation des entreprises, tels des « jardiniers conservateurs du paysage créateur », et non de leur imposer des projets, a expliqué Isaac Gretz, professeur de management de l'innovation à Paris. Giovanni di Stasi a plaidé en faveur d'une mise en œuvre décentralisée de la stratégie de Lisbonne, en impliquant tous les échelons de pouvoir et en remplaçant les programmes d'action nationaux par des programmes régionaux. Il faut réfléchir à une échelle globale et agir à une échelle locale, a renchéri Riccardo Illy, président de l'ARE qui souligne: les régions innovantes savent promouvoir la culture de l'innovation, elles ont une vision moderne et sont prêtes à relever les défis de la mondialisation, c'est pourquoi elles doivent recevoir des ressources financières adéquates. « Lisbonne a besoin des régions et les régions ont besoin de Lisbonne », a résumé le Président de la Commission, José Manuel Barroso. Il est grand temps d'arrêter d'opposer cohésion et compétitivité, croissance et convergence, a répété M. Barroso, tout en ajoutant: il est évident que la clé réside dans l'adoption des perspectives financières. « Certaines décisions difficiles et sensibles doivent être prises, et j'en appelle à la responsabilité de tous les Etats membres, et surtout à la Présidence britannique, qui a une responsabilité particulière », a-t-il dit, en avertissant: un nouvel échec serait politiquement très mauvais pour l'ambiance générale, car nous avons déjà eu trop de mauvaises nouvelles récemment, et si nous continuons de tergiverser, le coût sera très élevé pour les régions défavorisées et les nouveaux Etats membres. « Je crois qu'un accord est possible si les Etats consentent à un effort de compromis et si la Présidence britannique ne s'éloigne pas trop du compromis envisageable », a conclu M. Barroso.

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