Bruxelles, 24/11/2005 (Agence Europe) - Dans une déclaration à l'intention du Sommet de Barcelone, le Réseau euroméditerranéen des droits de l'Homme (REMDH) "regrette vivement que très peu (…) de progrès concrets en matière de droits de l'Homme » dans le cadre du Partenariat euroméditerranéen puissent être attribués à « une relation proactive entre partenaires ». Le Réseau observe en particulier que "les droits de l'Homme n'occupent toujours qu'une place marginale dans les négociations de paix au Proche-Orient, au Sahara Occidental ou à Chypre". En outre, il note que, les migrants et les demandeurs d'asile sont « l'objet d'attaques persistantes, aussi bien au Nord qu'au Sud, et les disparités économiques, sociales et culturelles, au plan régional comme national, n'ont pas diminué ». Le Réseau salue cependant les « dynamiques créées par le processus de Barcelone au sein de la société civile de la région". (Créé en 1997, le Réseau compte aujourd'hui 83 membres représentant des organisations de défense des droits de l'Homme et des membres individuels, dans 30 pays).
Dans un document intitulé Dix ans d'EuroMed: il est temps de mettre fin au déficit en matière de droits humains, Amnesty International s'en prend en particulier aux pays de l'UE, en estimant que si les Etats membres ne respectent pas « des obligations internationales aussi fondamentales que le principe de non-refoulement et l'interdiction absolue de la torture, l'UE ne peut pas rester crédible lorsqu'elle engage ses pays partenaires à mettre en œuvre les libertés fondamentales ». « L'UE doit faire face à ses lacunes », avertit Dick Oosting, directeur européen d'Amnesty.