Bruxelles, 24/11/2005 (Agence Europe) - La Commission a refusé de prolonger le délai de livraison d'un navire de croisière construit en Italie par les chantiers navals Fincantieri. Les aides au fonctionnement des chantiers navals ont été supprimées fin 2000, mais des aides de ce type, à hauteur de 9% de la valeur des contrats de construction naval signés avant cette date, ont pu être autorisées pour autant que les contrats soient exécutés dans un délai de 3 ans. Contrairement à une décision d'octobre 2004 autorisant une telle prolongation pour quatre navires des chantiers Fincantieri, la Commission a, cette fois, estimé qu'il était clair dès la signature du contrat que le délai de livraison de 3 ans ne pourrait être tenu. Initialement prévue avant fin 2003, la livraison de cinq navires avait été reportée, et les autorités italiennes ont versé une aide de 9%, sous réserve de l'autorisation de la Commission. Cette dernière avait estimé, fin 2004, que la prolongation du délai de livraison de quatre navires se justifiait en raison de circonstances exceptionnelles (report de la livraison à la demande de l'armateur suite aux attentats du 11 septembre 2001). La Commission, qui constatait qu'en l'absence de circonstances exceptionnelles, Fincantieri aurait été capable de livrer quatre navires avant fin 2003, avait en revanche lancé une procédure formelle d'examen pour le cinquième bateau. Dans ce cas, ses doutes se sont confirmés, montrant que Fincantieri aurait été dans l'impossibilité pour des raisons techniques de livrer le navire avant fin 2003.