Bruxelles, 24/2005 (Agence Europe) - Les ministres de l'Economie et des Finances des Etats membres de l'UE, réunis en « session budget », tentaient de parvenir, jeudi soir, à un accord en deuxième lecture sur le projet de budget 2006. La concertation entre le Conseil et la délégation du Parlement européen a été difficile (EUROPE n°9074). Le PE a demandé la mobilisation de l'instrument de flexibilité (mécanisme permettant de dépasser de 200 millions d'euros au total le plafond d'une rubrique du budget de l'UE) pour ne pas devoir revoir à la baisse ses ambitions en matière d'actions extérieures. La Présidence britannique du Conseil s'est montrée très réticente, sans toutefois remettre en cause les aides plus importantes (200 millions d'euros pour la reconstruction de l'Irak, 180 millions d'euros pour les pays d'Asie victimes du tsunami, ou encore les 40 millions d'euros en faveur des pays ACP producteurs de sucre affectés par la réforme du secteur européen du sucre: voir autre nouvelle). Autre sujet de dissension: le volume des crédits de paiements en 2006. Les Etats membres ont défendu la position du Conseil en première lecture, alors que le PE a préconisé une augmentation surtout des actions structurelles. Le Conseil insistait aussi pour une augmentation à 60,9 millions d'euros (en paiements) du budget pour la Politique extérieure et de sécurité commune (PESC). A l'heure où EUROPE allait sous presse, les discussions entre les deux branches de l'autorité budgétaire se poursuivaient.