Bruxelles, 20/07/2005 (Agence Europe) - Lors de la deuxième réunion du Conseil de Stabilisation et d'Association entre l'UE et l'ancienne République yougoslave de Macédoine (Arym), qui s'est tenue lundi à Bruxelles sous la co-présidence de la ministre macédonienne des Affaires étrangères Ilinka Mitreva et du ministre britannique des Affaires européennes Douglas Alexander, l'UE a réitéré que l'avenir du pays balkanique est dans l'Union européenne. L'Arym a posé en 2004 sa candidature d'adhésion à l'UE, une candidature sur laquelle la Commission européenne est actuellement en train de préparer son « avis » qui devrait être présenté encore avant la fin de cette année. L'Arym espère pouvoir commencer ses négociations d'adhésion en 2006, a récemment dit son Premier ministre. Le pays a déjà conclu un Accord de Stabilisation et d'Association (ASA) avec l'UE, et c'est sur la mise en œuvre de cet accord qu'il faut désormais concentrer les efforts, a souligné mardi la délégation de l'UE. A cet égard, il est important que l'Arym intensifie et accélère ses réformes. En ce qui concerne la situation politique dans le pays, l'UE s'est félicitée du démarrage du processus de décentralisation qui a commencé au début de ce mois (1er juillet) et a invité le gouvernement à veiller sur le transfert paisible, effectif et durable des pouvoirs vers les autorités locales. L'UE a aussi insisté sur la nécessité de reformer la police et le secteur judiciaire, d'intensifier la lutte contre la corruption et de reformer l'administration publique. Sur le plan économique, l'Arym a fait des progrès en matière de stabilité macro-économique, même si le climat des affaires laisse à désirer et les investissements étrangers restent peu importants. Le Conseil de Stabilisation et d'Association a aussi pris note du souhait du gouvernement macédonien de voir l'UE définir et préciser exactement les conditions que l'Arym devra remplir pour obtenir des facilitations ou des exemptions totales en matière de visa. L'Arym, pour sa part, a déjà décidé d'exempter temporairement les citoyens européens de toute obligation de visa.