login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8995
Sommaire Publication complète Par article 22 / 48
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/strategie de lisbonne

La Commission préconise huit mesures clés « communes » pour la croissance et l'emploi

Bruxelles, 20/07/2005 (Agence Europe) - La Commission européenne a adopté, mercredi, une communication intitulée « Actions communes pour la croissance et l'emploi - le Programme communautaire de Lisbonne » détaillant un plan d'action global qui définit une série de huit mesures clés « communes » visant à stimuler la croissance et à faire de l'Europe un lieu plus attractif pour les investissements et l'emploi.

Alors que les entretiens entre la Commission et les Etats membres sur l'élaboration des Plans nationaux de réformes se poursuivent (la Commission doit encore s'entretenir avec quatre Etats membres en août), « la Commission souhaite, par le biais du Programme communautaire de Lisbonne, donner une première réponse optimiste aux citoyens européens devant la crise de confiance que traverse l'Europe et qui mêle insécurité économique et sociale et peur de l'avenir », a expliqué devant les journalistes le Commissaire Günter Verheugen. « Nous avons en Europe le potentiel d'assurer une qualité de vie appropriée malgré les changements rapides qui surviennent dans le monde. Nous devons renverser la tendance actuelle en Europe de taux de croissance du PIB et de taux d'emplois insuffisants », a poursuivi le commissaire. En présentant à la presse internationale cette nouvelle initiative de la Commission, M. Verheugen a souhaité adresser un message politique fort, en particulier aux Etats membres: « Le Programme communautaire de Lisbonne veut répondre aux doutes et aux critiques des Etats membres. Le projet ne réussira que si chacun respecte les règles du jeu », a-t-il précisé, saluant toutefois « l'esprit de coopération » des Etats membres durant les entretiens pour l'élaboration des plans d'action nationaux et le bon accueil réservé par les capitales à la Stratégie de Lisbonne rénovée. « Ce plan d'action est totalement orienté vers le marché. Nous ne voulons ni dirigisme d'Etat, ni protectionnisme, mais une Europe compétitive qui puisse rivaliser avec les géants émergents qui possède une grande maîtrise technologique. Compétitivité, excellence et innovation sont les mots clés de notre plan d'action », a poursuivi M. Verheugen, avant d'ajouter: « La pression économique sur l'Europe de l'intensification de la concurrence mondiale va aller croissant, les changements structurels aussi. Seule une politique adéquate répondant aux défis qui se posent à nous pourra venir à bout de ces bouleversements ».

En couvrant « les domaines dans lesquels une action purement nationale est insuffisante », le Programme communautaire de Lisbonne vient donc compléter les efforts des États membres qui, dans le cadre du nouveau Partenariat pour la croissance et l'emploi, présenteront leurs plans nationaux de réformes en octobre prochain. « Ce programme, qui est la contribution de la Commission à la réalisation des objectifs de l'Agenda de Lisbonne, fixe des priorités et un ordre de priorités pour les 94 actions qui doivent être mises en œuvre dans le cadre de la Stratégie de Lisbonne rénovée », a expliqué M. Verheugen. Pour atteindre ces objectifs (stimuler la connaissance et l'innovation, faire de l'Europe un lieu plus attractif pour l'investissement et la création d'emplois plus nombreux et meilleurs), la Commission se concentrera sur huit mesures clés présentant « une valeur ajoutée européenne élevée »: (1) soutien à la connaissance et à l'innovation en Europe, développement d'une main-d'œuvre qualifiée et dynamique et sensibilisation à l'esprit d'entreprise ; (2) réforme de la politique des aides publiques ; (3) amélioration et simplification du cadre réglementaire dans lequel évoluent les entreprises (les PME en particulier) et réduction du fardeau administratif ; (4) achèvement du marché intérieur des services ; (5) conclusion du cycle de négociations commerciales multilatérales de Doha (OMC) par un accord ambitieux et équilibré ; (6) levée des obstacles à la mobilité des personnes, des travailleurs et des diplômés ; (7) élaboration d'une approche commune des migrations économiques ; (8) soutien aux efforts de traitement des conséquences sociales de la restructuration économique (maintien d'un haut niveau de protection sociale et d'un environnement sain).

Notons que M. Verheugen a particulièrement mis l'accent sur la nécessité pour l'Union de faire plus d'efforts en matière de recherche-développement (R&D). Rappelant que l'Europe était en en recul par rapport à tous ses concurrents traditionnels (Etats-Unis et Japon) et sur le point d'être rattrapée par les pays émergents, le commissaire a souligné que « le lien indéniable entre R&D et succès économique » devait « toujours être mis en évidence en Europe ». Dans ce contexte, M. Verheugen a appelé les Etats membres à rapidement se mettre d'accord sur le budget de l'Union pour la période 2007-2013 et « choisir les bonnes priorités ». « L'Europe doit faire davantage pour renforcer la R&D dans les domaines où les investissements publics ou privés sont insuffisants ou non intéressés. S'il y a des coupes budgétaires à faire, ce n'est pas en matière de recherche qu'il faut les faire », a assuré le commissaire européen.

Enfin, interrogé sur la faiblesse de la croissance économique en Europe, M. Verheugen a reconnu que celle-ci était en grande partie due à la faiblesse de la croissance en Allemagne, en France et en Italie. « La situation serait meilleure en Europe si ces trois grandes économies pouvaient surmonter leurs faiblesses en matière de croissance qui ont des causes distinctes pour chacun de ces pays », a-t-il conclu.

Sommaire

JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES