Bruxelles, 20/07/2005 (Agence Europe) - La Commission européenne a autorisé mercredi le Royaume-Uni à accorder au secteur agricole un dégrèvement fiscal de 687 millions d'euros pendant une durée de 10 ans. La réduction de la taxe sur le changement climatique à concurrence de 50 % pour l'horticulture et de 80 % pour les secteurs agricoles couverts par les accords intégrés de prévention et de contrôle de la pollution (Integrated Pollution Prevention and Control agreements, IPPC) permet à l'agriculture du Royaume-Uni de s'adapter à l'augmentation des prix de l'énergie résultant de la taxe, tout en contribuant à la réalisation des objectifs de réduction du CO2 fixés pour le Royaume-Uni et pour l'Europe.
En 2001, le Royaume-Uni avait introduit une taxe sur le changement climatique applicable à la consommation d'énergie à des fins non domestiques, afin d'atteindre les objectifs de Kyoto. Les industries grandes consommatrices d'énergie ont obtenu une réduction importante de 80 % pour une période de 10 ans, afin de s'adapter au nouvel environnement, d'améliorer leur efficacité énergétique et de réduire les émissions de dioxyde de carbone. Les secteurs agricoles concernés par la décision d'aujourd'hui (porcins et volailles, denrées alimentaires et boissons) ont conclu des accords intégrés de prévention et de contrôle de la pollution (IPPC) et ont pris des engagements, en ce qui concerne la réduction des émissions et l'efficacité énergétique. Le Royaume-Uni veille scrupuleusement au respect des engagements pris. Les accords sont réexaminés de façon périodique. Une mesure spéciale distincte prévoyant une réduction de 50 % pendant cinq ans permet au secteur de l'horticulture de compenser la perte de compétitivité internationale liée à l'introduction de la taxe sur le changement climatique.