Bruxelles, 28/06/2005 (Agence Europe) - La Commission devrait décider « dans les tout prochains jours » d'ouvrir une enquête antidumping sur les importations de chaussures de sécurité et de chaussures en cuir provenant de Chine, ont indiqué mardi des sources proches du dossier. « La procédure écrite est en cours et devrait aboutir très rapidement (…) à une décision formelle ouvrant une enquête qui pourra durer au maximum 9 mois », expliquent-elles. Entre-temps, un porte-parole du ministère chinois du Commerce extérieur a catégoriquement affirmé que les accusations européennes de dumping, n'ont « aucun fondement, ni matériel, ni légal ». La Commission avait annoncé le 8 juin que le système de surveillance (monitoring) établi après l'élimination des quotas pour l'importation de certaines catégories de chaussures chinoises au 1er janvier 2005 (à ne pas confondre avec le quota textiles) a révélé une hausse des importations de 681% en volume au cours des quatre premiers mois de 2005, par rapport à la même période en 2004. En même temps, la Commission a constaté une baisse de prix de 28%. Sur le site du ministère chinois du commerce, le porte-parole affirme que ces chiffres résultent d'erreurs dans la collecte et le traitement des données et que les chiffres des douanes chinoises font ressortir une augmentation de ces exportations de 23% seulement, avec une hausse des prix de 30%. « La Chine lance un appel à l'UE à prendre des décisions prudentes et éviter des tensions commerciales », dit-il. A la Commission, on réfute les allégations à propos des chiffres erronés. Les données publiées pour les quatre premiers mois de 2005 représentent les importations réelles, « mais nous sommes prêts à les vérifier une nouvelle fois avec les Chinois, s'ils le souhaitent », a expliqué une source de la Commission, qui souligne que, de toute façon, la décision d'ouvrir une enquête antidumping est fondée sur des données récoltées et consolidées par Eurostat depuis 2002 et pas seulement sur les chiffres du premier semestre 2005.