Bruxelles, 28/06/2005 (Agence Europe) - « Nous avons pu prouver qu'il n'y a pas de stand-still en Europe. (…) Il n'y a pas de lassitude (…) mais la volonté de continuer à la construire ». C'est en ces termes que Octavie Modert, secrétaire d'Etat luxembourgeoise à la culture, a ouvert la conférence de presse qui clôturait le Conseil informel de la Culture, le 27 juin à Luxembourg. Les ministres de la Culture des pays adhérents (Bulgarie et Roumanie) et des pays candidats (Croatie et Turquie), ainsi que des délégations canadienne (y compris québécoise) et norvégienne, et le Commissaire Figel ont participé aux travaux.
La première session de travail a porté sur les politiques de l'architecte en Europe, dans le cadre du séminaire organisé le même jour par le Forum européen des politiques architecturales, une plate-forme européenne informelle qui se réunit deux fois par an pour dresser ponctuellement un état des lieux des programmes mis en place dans les pays de l'UE. « L'environnement naturel et bâti est une composante de l'identité culturelle de notre pays et de toute l'Europe », a estimé Mme Modert, en soulignant les « changements sociaux et économiques profonds et durables » qu'engendrent des projets architecturaux de qualité, et en insistant en particulier sur l'importance des bâtiments scolaires et infrastructures hospitalières. Le vandalisme et la délinquance tendent à diminuer dans les ensembles de logements bien dessinés, a-t-elle fait remarquer. Les ministres ont reconnu l'importance de vie qui peut fournir de bons exemples à travers des « cadres de vie qui soient vivables et qui respectent la diversité », s'est-elle réjouie. La deuxième session de travail a fait le point sur quatre séminaires organisés sous la Présidence luxembourgeoise: - « 2ème Forum européen de la culture: redécouvrir l'Europe » ; - « Tourisme et culture: le défi de l'intégration européenne » ; - « Une politique européenne en faveur des industries culturelles » ; - « Préservation et digitisation du patrimoine culturel: vers un nouveau plan d'action ». A propos du tourisme, Mme Modert a indiqué: « nous souhaitions continuer à encourager une réflexion sur l'évolution culturelle et économique de ce secteur-clé pour l'intégration européenne, car comment mieux se connaître et se respecter mutuellement qu'en se rendant dans les pays respectifs ? ». Octavie Modert a présenté en outre une initiative conjointe de la France et du Luxembourg visant à mettre en place un « itinéraire culturel des pays fondateurs », une initiative favorablement accueillie par les quatre autres pays fondateurs. « C'est une initiative particulièrement utile à un moment où les citoyens européens souhaitent revenir ensemble à l'origine et à l'histoire de l'intégration européenne », a commenté la ministre. Quant à l'industrie culturelle, Mme Modert a estimé qu'elle est « un fer de lance de l'économie du futur ». Mme Modert s'est par ailleurs félicitée, à propos de la digitisation du patrimoine culturel, du lancement d'un nouveau programme de préservation de la culture par voie numérique. Le Commissaire Figel a présenté pour sa part le projet de nouveau programme de la Commission européenne « Capitales européennes de la culture » destiné à intégrer les nouveaux Etats membres au processus de sélection et à rendre ce processus plus efficace. Il s'est félicité par ailleurs de la participation de pays tiers aux discussions, qui confirme que la culture n'a pas de frontières, a-t-il commenté. « La culture se prête à une meilleure connaissance de l'autre », a répété Mme Modert. « Ce qui nous importe surtout (…) c'est la compréhension mutuelle et le dialogue entre les populations et les civilisations. Ce dialogue est un élément de démocratie très important. Les gens ne sont pas toujours conscients du rôle que la culture joue dans le rapprochement des peuples », a-t-elle conclu.