Bruxelles, 22/06/2005 (Agence Europe) - La conférence internationale sur l'Irak, organisée conjointement le 22 juin à Bruxelles par l'UE et les Etats-Unis, a offert "une opportunité importante" pour le gouvernement de transition de confirmer le retour de l'Irak dans la grande famille de la communauté internationale, a déclaré à l'ouverture le président du Conseil de l'UE, Jean Asselborn, qui avait à ses côtés la Secrétaire d'Etat américaine Condoleeza Rice, qui a insisté sur la nécessité d'une mobilisation de la communauté internationale. Cette mobilisation politique devrait trouver son prolongement à la mi-juillet lors d'une réunion des donateurs, à Amman (en Jordanie). La conférence a accueilli le gouvernement irakien au grand complet, depuis le premier ministre, Ibrahim Jaafari, des représentants des pouvoirs législatif et judiciaire ainsi qu'une importante délégation de personnalités politiques censée refléter le consensus national. Près de 80 pays (dont la Syrie, la Jordanie, l'Iran et les pays du Golfe) et dirigeants d'organisations internationales et régionales étaient présents, en premier le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan.
La conférence a eu immédiatement un double résultat. Celui de sceller le rapprochement euro-américain dans une démarche concertée en faveur de la reconstruction et l'instauration de la stabilité en Irak. Ensuite, celui d'offrir au gouvernement issu des élections de janvier dernier l'appui international pour un retour à une situation normale. Des recommandations sont venues de toutes parts pour que le gouvernement irakien parvienne à un consensus dans la rédaction de la constitution et aussi pour l'organisation d'un référendum d'approbation du texte, et enfin pour les élections générales prévues en fin d'année. La confiance placée par l'UE dans le gouvernement de transition est réaffirmée mais elle reste prudente: "seul un processus inclusif peut permettre l'émergence d'un gouvernement souverain et représentatif", qui devra être "pluraliste et respectueux des droits et des libertés de tous". La question de la sécurité influera aussi sur le calendrier de la mis en oeuvre de l'aide, notamment européenne, et sur la perspective d'ouvrir à Bagdad une délégation de la Commission européenne.