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Bulletin Quotidien Europe N° 8975
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/conseil europeen/commission

La Commission est prête à jouer un « rôle spécial » dans le débat qui va s'ouvrir, assure M. Barroso - Perspectives financières: il faut un accord bientôt, avec une clause de réexamen, et la Commission fera tout son possible pour aider la Présidence britannique, mais « ce n'est pas raisonnable de vouloir maintenant une révision globale de la PAC »

Bruxelles, 22/06/2005 (Agence Europe) - La Commission européenne, à l'occasion de son débat du 22 juin sur les conséquences à tirer du Conseil européen des 16 et 17 juin, a pris une série de « décisions concrètes », a annoncé à la presse le Président Barroso. En signalant la « disponibilité » de la Commission à jouer « un rôle spécial » dans le débat qui va s'ouvrir après la pause dans le processus de ratification de la Constitution européenne, M. Barroso a indiqué que le Collège: - ira dans les Etats membres rencontrer les gouvernements, les parlements, les partenaires sociaux , les gens, les écoutera et apportera « quelques idées » ; - organisera un séminaire interne en septembre ; - élaborera, si possible pour le Sommet de juin 2006, un « document stratégique tourné vers l'avenir » (comment sera l'Europe dans dix-quinze ans ? s'est demandé M. Barroso). ; - mènera entre-temps une réflexion sur la « durabilité du modèle social européen ».

Le rôle de la Commission, c'est « d'unir, pas de diviser », a tenu à souligner José Manuel Barroso, qui exhorte à agir « dans un esprit d'unité », au lieu de désigner « les bons ou les mauvais européens ». Dans ce contexte, la Commission « fera tout son possible pour soutenir la Présidence britannique » dans la recherche d'un compromis sur les perspectives financières, a-t-il assuré, en avertissant: il y a « urgence », car sans un accord « aussi vite que possible », il y a un « risque de paralysie ». La responsabilité principale incombe aux Etats membres, et la présidence du Conseil doit conduire le débat pour parvenir à ce compromis, a plaidé M. Barroso. Pressé par les journalistes, M. Barroso s'est exclamé: « si nos amis britanniques pensent qu'ils vont avoir tout ce qu'ils veulent, c'est une erreur ; si nos amis français pensent qu'ils vont avoir tout ce qu'ils veulent, c'est aussi une erreur ! ». La présidence doit « refléter la recherche globale d'un compromis », a-t-il insisté. Lors de notre discussion d'aujourd'hui en Commission, a-t-il ajouté, nous avons noté l'importance de la « clause de réexamen » des perspectives financières que, lors du Sommet, j'avais proposé pour 2008. Cette clause pourrait « partir des discussions du Conseil européen » et se fonder aussi sur les résultats de la réflexion menée pendant la pause sur la Constitution, a-t-il estimé. Sollicité avec insistance par la presse au sujet des dépenses agricoles, M. Barroso a martelé: « pour nous, un accord c'est un accord, et les accords doivent être respectés, selon le principe de la bonne foi. Selon nous, l'accord de 2002 sur la dépense agricole jusqu'en 2013 reste valable ».Tout en ajoutant: « évidemment, si tout le monde accepte, on peut faire des efforts et trouver des compromis », mais il faut alors que chacun évite de camper sur des positions « rigides et inflexibles ». J'accepte l'idée que, à moyen terme, le budget de l'UE puisse être révisé, mais « ce n'est pas raisonnable de vouloir maintenant une révision globale de la politique agricole commune », a affirmé M. Barroso (qui a cité la « réforme très courageuse du marché du sucre » que la Commission vient de proposer pour démontrer que la PAC est effectivement réformée: voir autre nouvelle). Si on n'avait pas changé la proposition initiale de la Commission en réduisant les dépenses destinées à la compétitivité, le paquet sur les perspectives financières aurait été plus équilibré, a commenté M. Barroso (rappelons que la Commission, pour faciliter un accord au Sommet, avait quand même accepté la proposition de la Présidence luxembourgeoise). Et, en rappelant qu'en décembre 2003, il y avait eu la lettre de six pays qui voulaient plafonner le budget à 1% du RNB (Allemagne, Royaume-Uni, France, Pays-Bas, Suède et Autriche), M. Barroso s'est écrié: « la lettre du club des 1% était une erreur: ils étaient d'accord pour dire non, mais pas pour trouver une solution, et au Sommet ils étaient complètement divisés, trois d'un côté et trois de l'autre ! ».

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