Bruxelles, 22/06/2005 (Agence Europe) - La délégation belge, soutenue par les délégations espagnole, lettonne, française, irlandaise, lituanienne, chypriote, italienne, hellénique, estonienne et polonaise, a évoqué mardi au Conseil Agriculture-Pêche le problème des conséquences, pour les pêcheurs (en particulier les chalutiers), de la hausse du prix carburant. La Belgique a demandé que la Commission lance une initiative communautaire. Les Etats membres ont évoqué notamment la possibilité d'un emprunt garanti par des fonds publics et des investissements communautaires permettant des économies d'énergie (notamment pour les moteurs). L'Espagne a suggéré de revoir à la hausse les seuils des aides « de minimis » qui s'appliquent à la pêche (un type d'aide qui permet de lever pendant trois ans l'obligation pour les Etats membres de notifier au préalable les aides nationales qui ne dépassent pas 3 000 euros par pêcheur). L'Allemagne a rappelé la position très ferme, exprimée en octobre 2004 par le Commissaire de l'époque, Franz Fischler (EUROPE n°8810). Le Commissaire européen à la Pêche, Joe Borg, a pris bonne note de ces interventions, tout en rappelant la fiscalité avantageuse sur le carburant dont bénéficie le secteur de la pêche. Il a annoncé que la Commission a convoqué pour juillet une réunion avec les représentants du secteur européen de la pêche. « Mais nous sommes limités par les règles communautaires en matière d'aides d'Etat. Il faudra trouver une solution à long terme car les prix du carburant risquent de rester élevés aussi à l'avenir », a-t-il dit à la presse.