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Bulletin Quotidien Europe N° 8800
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/changement climatique

La ratification prochaine du Protocole de Kyoto par les Russes ne suffira pas à créer les conditions d'une lutte globale dans des conditions équitables, affirme l'Unice

Bruxelles, 05/10/2004 (Agence Europe) - Le mouvement des autorités russes vers la ratification du protocole de Kyoto a été accueilli par un enthousiasme prudent du patronat européen.

L'Unice, qui se battait pour que l'UE revoie sa politique climatique dans l'hypothèse où la Russie ne ratifierait pas le Protocole de Kyoto, voit s'évanouir les chances d'une telle révision. Aussi souligne-t-elle désormais que si la décision du cabinet de la Fédération de Russie est un bon point, la ratification russe ne résoudra pas tout - et notamment pas les problèmes de compétitivité de l'industrie européenne «si les conditions d'une gestion efficace du climat » ne sont pas créées au niveau mondial.

Dans un communiqué, Philippe de Buck, secrétaire général de l'Unice, déclare: « d'un côté, il est clair que la décision du cabinet russe va donner un nouvel élan au Protocole de Kyoto et à la lutte contre le changement climatique. Mais il y a encore beaucoup de défis à surmonter avant que l'on parvienne à un véritable accord global pour combattre les risques de changements climatiques - un accord qui inclut tous les pays et toutes les régions, et en particulier les principaux émetteurs de gaz à effet de serre. Or, ce n'est qu'avec un tel accord, élaboré sur une base globale, que l'industrie dans le monde sera à même de faire face à la concurrence dans des conditions équitables ». Et pour maintenir la compétitivité de l'industrie européenne, il convient au moins de promouvoir la recherche, le développement et la dissémination des technologies existantes et nouvelles - « activités qui ne peuvent être réalisées que par des entreprises compétitives et rentables », souligne M. de Buck.

Selon l'Unice, les « défis politiques » à relever consistent notamment à résoudre les questions concernant: - le lancement des négociations pour la période après 2012 ; - l'établissement d'un cadre à long terme incluant la participation future de toutes les nations ; - l'engagement des pays industrialisés et des pays en développement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

L'Unice met par ailleurs en garde contre l'excès de bureaucratie qui risque de porter atteinte à la flexibilité des mécanismes de Kyoto auxquels l'UE a prévu de recourir dès janvier 2005 avec la création du marché communautaire d'échanges d'émissions de gaz à effet de serre, la mise en oeuvre conjointe et le mécanisme de développement propre. « Les crédits de réduction d'émissions résultant des projets fondés sur le marché devraient aider les entreprises européennes à respecter leurs engagements (…) d'une manière efficace et rentable. Des milliers de projets seront nécessaires, mais les procédures bureaucratiques en place au titre de la Convention sur les changements climatiques sont onéreuses et contraires à l'objectif poursuivi », affirme l'Unice.

Pour toutes ces raisons, le patronat européen fait savoir qu'il entend prendre part au débat sur les approches à retenir pour l'après-2012, tant au sein de l'UE qu'au niveau international.

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