Bruxelles, 15/10/2003 (Agence Europe) - Alors que les ministres des Affaires étrangères semblent bien partis pour répéter le scénario des précédentes négociations tatillonnes, la réunion, ce jeudi à Bruxelles, des chefs d'Etat et de gouvernement ne sera vraiment utile que si elle permet de recentrer les travaux de la Conférence intergouvernementale (CIG). Le président du Parlement européen, Pat Cox, devrait appeler les chefs d'Etat et de gouvernement à mettre un frein à la dérive observée lors des deux premières réunions de la CIG au niveau ministériel (voir les commentaires de MM. Hänsch et de Vigo dans EUROPE d'hier, p. 4 et ceux de M. Voggenhuber ci-dessous). M. Cox pourrait rappeler l'esprit qui a présidé aux travaux de la Convention et se demander pourquoi et comment l'ambiance, l'état d'esprit et la méthode ont pu, à ce point, changer à peine trois mois après la fin des travaux de la Convention. A l'instar du président de la Commission, M. Cox devrait insister sur la nécessité de donner la priorité à l'intérêt général sur les intérêts nationaux. Ce discours devrait trouver un écho favorable au moins auprès des pays fondateurs. Le président Jacques Chirac a déjà fait savoir, par la voix de sa porte-parole, qu'il veut que l'on « entre dans le vif du sujet ». La Présidence italienne est cependant toujours en phase d'écoute et n'entend pas, à ce stade, présenter de proposition de compromis, a indiqué mercredi le Représentant permanent Umberto Vattani.