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Bulletin Quotidien Europe N° 8564
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JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/iran

Le dialogue sur les droits de l'homme ne convainc pas les ONG

Bruxelles, 15/10/2003 (Agence Europe) - La Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) et la Ligue de défense des droits de l'homme en Iran (LDDHI) affirment dans un communiqué que la session du dialogue sur les droits de l'homme entre l'Union européenne et l'Iran qui s'est tenue les 8 et 9 octobre à Bruxelles confirme les doutes suscités par les deux premières sessions. La FIDH appelle donc l'UE à "procéder à une évaluation publique des trois premières sessions du dialogue", et à présenter un projet de résolution sur les droits de l'homme en Iran lors de la prochaine réunion de la Commission des droits de l'homme de l'ONU.

La FIDH, qui est parmi les ONG qui ont participé à la table ronde de Bruxelles (comme notamment Amnesty International, Penal Reform International et, pour la première fois, Human Rights Watch), déplore l'absence de "représentants de la société civile iranienne indépendante" au dialogue.Quant aux thèmes traités à Bruxelles, elle reconnaît que le débat sur le "droit au développement" n'a "pas posé de difficultés majeures et a permis des échanges intéressants", mais elle n'est pas satisfaite de celui sur la liberté d'expression.

En particulier, la FIDH note que la discussion sur l'immunité parlementaire a fait ressortir "le caractère restrictif des garanties existantes" en Iran, et que certains participants européens ont dénoncé "les pressions qui pourraient être exercées sur certains candidats à l'occasion des prochaines élections législatives".

Quant à la liberté de la presse, elle signale que, lors de la rencontre de Bruxelles, face aux ONG internationales qui rappelaient "le contexte répressif qui prévaut en Iran, notamment à l'encontre des journalistes et intellectuels", la partie iranienne a invoqué les limites imposées par le respect de l'ordre public et de certains principes de l'Islam".

La FIDH déplore enfin que la partie iranienne n'ait donné aucune indication sur les suites à donner aux recommandations du Groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire (voir EUROPE du 14 octobre, p.6, au sujet des conclusions du Conseil de lundi à Luxembourg sur l'Iran).

 

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