Bruxelles, 16/09/2003 (Agence Europe) - La Chine va être associée au projet européen Galileo par un accord qui devrait être paraphé jeudi 18 septembre à Pékin. Le projet Galileo vise à doter l'Europe d'ici 2008 d'un système de radionavigation et positionnement par satellite à couverture mondiale, contrôlé par des civils. L'accord avec la Chine permettra une coopération dans le domaine de la recherche et de la mise au point des technologies et de leurs applications. Les entreprises européennes pourront ainsi s'associer à des partenaires chinois pour répondre aux appels d'offres dans ces domaines. L'accord devrait aussi prévoir que la Chine pourra prendre une participation financière dans l'entreprise commune Galileo, chargée de la gestion de la phase actuelle de développement du projet jusqu'au passage de témoin à un concessionnaire privé en 2006. De source européenne, on souligne l'intérêt de s'allier avec le "plus grand marché du monde", l'Europe ayant tout intérêt à ce que ce pays s'équipe selon les standards Galileo plutôt que ceux du GPS américain. Pour l'instant, seuls les Etats-Unis avec le GPS, et la Russie avec Glonass, disposent de systèmes de radionavigation par satellite à couverture mondiale.
Une fois paraphé, l'accord avec la Chine devrait ensuite être présenté au Conseil Transports du 9 octobre, avant d'être formellement signé lors du Sommet UE-Chine du 30 octobre dans la capitale chinoise. Les négociations ont été rapides, le mandat pour les négociations avec la Chine ayant été donné par le Conseil à la Commission en mars. Les négociations avec les Etats-Unis, longtemps opposés au projet européen, sont plus difficiles mais elles se poursuivent. Elles portent notamment sur l'interopérabilité entre les fréquences des deux systèmes.