login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8543
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/iran

La FIDH regrette que la troisième session du dialogue sur les droits de l'Homme entre l'UE et l'Iran ait été reportée

Bruxelles, 16/09/2003 (Agence Europe) - La Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) et la Ligue pour la défense des droits de l'homme en Iran (LDDHI) regrettent le report de la troisième session du dialogue sur les droits de l'homme entre l'UE et l'Iran. Les deux organisations font savoir que cette troisième session, qui devait avoir lieu les 15 et 16 septembre à Téhéran, aurait été reportée par l'UE en raison du veto imposé par les autorités iraniennes à la participation des représentants d'organisations non gouvernementales (ONG). Du côté de la Commission européenne, on se refuse à confirmer cette information. "Nous cherchons une nouvelle date pour la troisième session et les ONG internationales seront là comme d'habitude", a déclaré Diego de Ojeda, porte-parole de la Commission, en ajoutant que la réunion aura lieu à Bruxelles.

Dans un communiqué de presse, la FIDH et la LDDHI soulignent cependant que les résultats des deux sessions précédentes du dialogue sur les droits de l'homme entre l'UE et l'Iran ont été décevants et que la situation des droits de l'Homme dans le pays est loin de s'améliorer. "La loi prohibant la torture n'a toujours pas été adoptée, les conventions relatives à la discrimination à l'encontre des femmes et à la torture n'ont pas été ratifiées, la torture est toujours largement répandue, le moratoire sur les condamnations à mort par lapidation n'a pas été officiellement confirmé, les autres châtiments corporels sont toujours en vigueur (flagellation et amputation) et la liberté d'expression est plus malmenée que jamais". C'est pourquoi, les deux organisations recommandent pour la troisième session: - d'assurer la participation d'ONG indépendantes internationales et iraniennes ; - d'assurer la présence de représentants du pouvoir judiciaire, du Conseil des Gardiens et du Bureau du Chef suprême, "institutions où réside réellement le pouvoir" ; - d'assurer un suivi des engagements pris par l'Iran ; -de présenter une évaluation publique périodique, y compris devant le Parlement européen, du bilan de ce dialogue. Elles demandent enfin que l'UE présente une résolution sur les droits de l'Homme en Iran lors de l'Assemblée générale des Nations unies qui aura lieu au mois de décembre.

 

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE