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Bulletin Quotidien Europe N° 8395
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La BCE opte pour le statu quo dans un climat de forte incertitude

Bruxelles, 06/02/2003 (Agence Europe) - Lors de la réunion de son Conseil des gouverneurs, jeudi, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de maintenir inchangés ses taux directeurs. Le taux de soumission minimal appliqué aux opérations principales de refinancement est maintenu à 2,75%. Les taux d'intérêt de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt restent respectivement à 3,75% et 1,75%.

Lors d'une conférence de presse, le Président de la BCE, Wim Duisenberg, a expliqué que selon le Conseil des gouverneurs « d'une manière générale, la politique monétaire actuelle reste appropriée pour préserver une perspective favorable pour la stabilité des prix à moyen terme ». Le faible niveau de ces taux devrait aider à compenser les effets négatifs, pour l'activité économique, du « haut degré d'incertitude au niveau mondial » et devrait aussi « contribuer à une reprise durable de l'économie au cours de l'année », a-t-il remarqué, en ajoutant: « Pour le moment, nous estimons encore que le haut degré d'incertitude déclinera au cours de cette année. Cependant, il est en ce moment très difficile, voire impossible, d'avancer un jugement définitif sur l'impact des développements géopolitiques sur l'économie mondiale en général, et sur la zone euro en particulier ».

L'activité économique dans la zone euro est restée faible en fin d'année 2002, a rappelé M. Duisenberg, pour qui les récentes estimations confirment que la croissance du PIB devrait augmenter progressivement à partir de la seconde moitié de 2003 et atteindre en fin d'année un niveau proche de son potentiel. Le Président de la BCE ne s'est pas montré inquiet de la hausse de l'euro puisque, selon lui, la compétitivité de l'Europe n'a pas été remise en cause. « Alors que l'appréciation de l'euro, ces derniers mois, pourrait contribuer à ralentir quelque peu la croissance des exportations, la compétitivité des entreprises de la zone euro reste suffisamment bonne pour que la croissance des exportations puisse profiter de la reprise attendue de l'économie mondiale », a-t-il noté.

Il a énuméré ensuite les facteurs contribuant au climat général d'incertitude: - « les investisseurs évitent encore de prendre des risques en raison des tensions géopolitiques existantes » ; - de nouvelles turbulences sur les marchés du pétrole « pourraient avoir un impact négatif sur l'activité économique dans le monde et aussi sur l'emploi au sein de la zone euro », et la confiance des consommateurs est affectée par ces facteurs. M. Duisenberg a répété qu'il s'attendait à ce que l'inflation passe sous la barre des 2% dans le courant de l'année 2003.

En répondant aux questions de journalistes, M. Duisenberg a précisé que « les obstacles à une baisse de taux sont les fortes incertitudes sur l'évolution du prix du pétrole et la situation géopolitique. Une réduction des taux maintenant ne serait qu'une goutte d'eau dans une mer d'incertitude ». Il a indiqué aussi que le Conseil des gouverneurs espérait compléter d'ici un à deux mois la réévaluation de la stratégie monétaire de la BCE (masse monétaire d'une part et activité économique d'autre part). La BCE en publiera les conclusions « dès qu'elle sera terminée ». A la question de savoir si l'euro devenait de plus en plus une « monnaie refuge », il a répondu qu'il lui semblait que beaucoup d'investisseurs dans le monde, y compris des banques centrales, « considèrent l'euro comme un investissement attractif en comparaison avec d'autres devises ».

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