Bruxelles, 29/01/2003 (Agence Europe) - "Le PIB par habitant des territoires insulaires de l'UE peut être estimé, en 2000, à 72 % de la moyenne communautaire, mais cette moyenne cache une grande diversité de situations", souligne la Commission dans les premiers résultats de l'étude qu'elle mène sur les îles, présentés dans le rapport d'étape sur la cohésion qui doit être approuvé jeudi (voir aussi EUROPE d'hier, pp. 13 et 17). La Commission estime que le handicap le plus déterminant est la petite taille, et souligne que l'éloignement, le caractère montagneux, l'économie centrée uniquement sur la pêche ou l'agriculture sont autant de facteurs handicapants. Elle note qu'actuellement, "87% de la population insulaire est couverte par l'Objectif 1, et 11 %, par l'Objectif 2. De plus, 97 % de la population insulaire bénéficie de dérogations prévues aux Articles 87.3.a et c du Traité relatives aux aides publiques, dont 14 % à des taux d'aide supérieurs à 40 %". La Commission se défend de vouloir fixer une nouvelle définition de ce qu'est une île, mais veut étudier leurs besoins afin d'adapter, éventuellement, le paquet régional 2007-2013 à leur situation. "Une île est un morceau de terre entouré par de l'eau, il y en a des milliers dans l'UE, la Commission n'a pas d'autre définition", a répondu un porte-parole aux accusations parues dans la presse anglo-saxonne. Cette étude doit être publiée en avril.
La Commission a lancé l'année dernière dix études (montagnes; relations entre les villes et le monde rural; impact territorial des politiques communautaires de transport, de recherche et développement en matière d'agriculture, etc.). Sept nouvelles études vont être lancées cette année (impact territorial des fonds structurels, implications territoriales de l'élargissement, etc.).