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Bulletin Quotidien Europe N° 8306
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/convention

Appel de Fientje Moerman aux membres belges de la Convention pour que le PE puisse concentrer ses activités uniquement à Bruxelles

Bruxelles, 26/09/2002 (Agence Europe) - La parlementaire libérale belge Fientje Moerman a lancé le 25 septembre, à Bruxelles, un appel aux membres belges de la Convention européenne afin que soit mis un terme au maintien des trois lieux de travail du Parlement européen (Strasbourg, Bruxelles et Luxembourg). Elle propose donc de modifier l'article 289 du Traité d'Amsterdam, qui cite ces trois lieux, pour que le PE puisse concentrer ses activités uniquement à Bruxelles, là où travaillent les autres institutions de l'UE.

Mme Moerman a cité à ce propos le rapport du Secrétaire général du Parlement européen Julian Priestley concernant le coût annuel du maintien des trois lieux de travail du PE et qui est destiné aux membres de la Convention européenne (voir aussi EUROPE d'hier, p.15). Selon ce rapport, le coût annuel de la dispersion géographique entre les trois lieux de travail du Parlement européen s'élève à 169 millions d'euros, soit 16% des frais de fonctionnement annuels du PE (infrastructures, personnel, divers). Après l'élargissement, cette somme pourrait atteindre les 203 millions d'euros. Des montants qui "choquent" Fientje Moerman, pour qui il s'agit "d'un gaspillage inacceptable de l'argent du contribuable".

S'expliquant lors d'une conférence de presse, Mme Moerman a estimé que l'argent épargné en concentrant les travaux à Bruxelles pourrait être utilisé plus utilement pour assurer le maintien de l'égalité des langues au sein du PE. "Pour l'instant, l'utilisation des petites langues est sous pression, mais un rapport interne du PE indique que le coût total du maintien de l'utilisation de toutes les langues après l'élargissement ne s'élèverait qu'à 153 millions d'euros, soit 3/4 du surcoût causé par le maintien des trois lieux de travail", a commenté Fientje Moerman. Et elle a plaidé: "Le Parlement européen est composé d'élus locaux, nous ne pouvons pas leur demander de connaître systématiquement plusieurs langues. Ce n'est pas comme à la Commission européenne, par exemple, où travaillent des fonctionnaires à qui on demande de connaître trois langues ou plus pour exercer leur fonction ». L'idéal, ce serait que le PE se réunisse uniquement à Bruxelles, car c'est la solution la moins chère, a répété Fientje Moerman (qui dans le passé avait longtemps travaillé au groupe libéral du Parlement européen). Et elle a rejeté la proposition de certains députés européens belges de tenir les sessions du Parlement à Berlin (après l'élargissement, la ville serait située au centre de l'UE), une solution "extrêmement coûteuse, ne fût-ce que parce qu'il faudrait y construire un hémicycle".

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