Strasbourg, 26/09/2002 (Agence Europe) - Le Parlement européen approuve l'adoption de normes minimales communes pour l'indemnisation des victimes de crimes mais rejette l'idée d'un Fonds européen. Le rapport de Roberta Angelilli (UEN), adopté mardi par 390 voix pour, 47 contre et 56 abstentions, vient en réponse au Livre vert sur l'indemnisation des victimes de la criminalité, publié le 28 septembre dernier par la Commission européenne. Ayant "constaté les divergences profondes" entre les systèmes des différents Etats membres, qui "génèrent des différences injustifiables", le Parlement européen "insiste sur le fait que tous les Etats membres de l'Union doivent mettre en place des systèmes d'indemnisation publique constituant une garantie ultime pour la victime n'ayant pu obtenir l'indemnisation correspondante de la part de l'auteur du délit ou par d'autres moyens (assurance obligatoire ou privée)". Il demande également l'adoption de "normes minimales communes" au sein de l'UE. Les députés européens estiment que l'harmonisation est un "objectif à long terme", mais rappellent que les écarts constatés dans les indemnisations financières sont aussi dus aux "différences de niveau de vie". Le rapport Angelilli estime que les ressortissants des pays tiers doivent aussi avoir accès à ces mécanismes d'indemnisation, mais à condition qu'ils résident légalement dans le territoire de l'Union. La plénière a rejeté les deux paragraphes du rapport Angelilli qui préconisaient la création d'un fonds européen chargé de garantir l'indemnisation des victimes. Par contre, ils ont approuvé l'idée de créer un numéro vert européen pour l'aide aux victimes, dans toutes les langues officielles de l'Union.