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Bulletin Quotidien Europe N° 8245
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/groupe ppe-de

DEBAT SUR LE FUTUR DU MONDE RURAL

Edimbourg, 01/07/2002 (Agence Europe) - Les discussions du groupe parlementaire PPE-DE sur le futur de l'économie rurale, lors de ses journées d'études à Edimbourg, ont surtout été l'occasion pour le Commissaire Franz Fischler de souligner la nécessité de « faire sauter le corset de la PAC » et d'installer une culture d'entreprise dans le monde rural.

Sans rentrer dans les détails de la révision à mi-parcours de la PAC (que le collège des Commissaires examinera le 10 juillet prochain), Franz Fischler a rappelé qu'il souhaite mettre l'accent sur un meilleur équilibre des marchés (entre l'offre et la demande), mais aussi entre le premier et le deuxième pilier et dans la répartition des aides agricoles par secteur. Le président français de la commission de l'agriculture du PE, Joseph Daul, s'est inquiété du risque de disparition de la PAC en cas d'extension de l'initiative "tout sauf les armes" à l'ensemble des pays ACP. M.Fischler a affirmé que « (le concept (…) n'est pas extensible sans limite » dans la mesure où cela empêcherait la production en Europe dans des conditions acceptables de fruits et légumes ou d'autres produits. Les inquiétudes manifestées par Christa Klass face à l'élargissement ont permis au Commissaire de rappeler que cela ne se ferait pas à un coût zéro et de fustiger l'attitude du chancelier Schröder qui « instrumentalise le débat» avant les élections allemandes. Les petits agriculteurs sont des entrepreneurs qu'il faut soutenir par «des paiements raisonnables et un meilleur équilibre entre les deux piliers », a souligné M.Fischler. Dominique Brinbaum, directrice générale de l'assemblée permanente des chambres d'agriculture française, a toutefois rappelé qu'« une politique rurale ne remplacera pas une vraie politique agricole », donc les aides directes du premier pillier. Selon elle, l'agriculture doit mieux répondre aux attentes des consommateurs qui sont également des contribuables. En ce sens, l'utilisation plus importante de labels de qualité permettrait à l'agriculture de « s'engager sur une voie d'enrichissement des produits », a-t-elle ajoutée.

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