Bruxelles, 01/07/2002 (Agence Europe) - L'acte final de la Présidence espagnole s'est traduit par une première évocation des questions agricoles avec les pays candidats, a constaté le représentant permanent, Francisco Javier Conde de Saro, à l'issue de onze réunions de négociations (tous les candidats à l'exception de la Bulgarie) qui ont eu lieu vendredi dernier à Bruxelles. Trois chapitres de négociation ont été fermés: la fiscalité avec l'Estonie, la pêche avec Malte et l'Union économique et monétaire avec la Roumanie. Dressant le bilan de la Présidence espagnole, M. Conde a souligné que 51 chapitres ont été fermés et 22 ouverts pour la première fois au cours du premier semestre 2002 et il a dit que « la peau de léopard, pleine de taches blanches (héritée des présidences précédentes) est en train de devenir une peau de panthère noire ». Il a salué les efforts consentis par tous les acteurs et en particulier les pays candidats.
Pendant ces réunions, la plupart des pays candidats ont fait part de leurs préoccupations en matière agricole, en particulier en ce qui concerne les quotas et les périodes de références choisies pour leur fixation, ainsi que l'épineux dossier des aides directes. S'agissant du premier sujet, le directeur général de la Commission européenne, Eneko Landaburu, a dit que plusieurs délégations estiment que les périodes de références retenues par la Commission pour le calcul des quotas laitiers correspondent à la période de transition vers l'économie de marché et ne tiennent pas compte de la réalité de leur consommation actuelle de lait. Nous allons travailler ensemble au plan bilatéral en juillet et en septembre avant de revenir vers les Etats membres, a-t-il dit en soulignant la disponibilité de la Commission à se rapprocher des positions des pays candidats. « Rien n'est complètement tabou et tout est à négocier », a-t-il ajouté en rappelant que la seule contrainte est celle du respect du cadre financier fixé à Berlin mais au sein duquel il existe une marge de manoeuvre. En ce qui concerne les aides directes, il s'est déclaré préoccupé par la capacité des Etats membres à se prononcer sur la proposition que la Commission leur a transmise depuis le 31 janvier dernier. « On n'ira pas à 100 % d'aides directes (…) Ce n'est plus la peine de parler de théologie, de se demander: est-ce juste ou injuste ? », a-t-il en réponse à une question sur les prétentions polonaises. Et il a ajouté que la Commission attend une attitude plus réaliste de la Pologne.