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Bulletin Quotidien Europe N° 8245
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/presidence danoise

La Commission et la Présidence danoise
d'accord sur la voie à suivre pour conclure les négociations d'adhésion
au Sommet de Copenhague

Copenhague, 01/07/2002 (Agence Europe) - Bien que des dossiers tels que le développement durable et le Proche-Orient y aient été évoqués, c'est l'élargissement qui a été au centre de la rencontre, lundi à Copenhague, entre la Commission européenne et la nouvelle Présidence danoise. A l'issue de la réunion, le président de la Commission Romano Prodi et le Premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, président en exercice du Conseil européen, ont déclaré avoir accordé leurs violons sur la voie à suivre pour conclure les négociations d'adhésion en respectant le calendrier fixé lors des Sommets de Nice et de Laeken.

Anders Fogh Rasmussen a rappelé que l'objectif principal de la Présidence danoise est de boucler les négociations d'adhésion pour le Sommet de Copenhague en décembre, "de préférence avec les dix pays candidats", précisant qu'il espérait "un partenariat efficace avec la Commission pour atteindre cet objectif". "La Commission est un partenaire indispensable, c'est elle qui prépare les propositions et elle fait beaucoup de travail en coulisses", a-t-il souligné. Se référant aux discussions de la matinée, le Premier ministre danois a estimé que la Commission et la Présidence étaient d'accord sur la voie à suivre pour parvenir à la conclusion des négociations en 2002. "Nous avons des idées claires quant à ce qu'il nous faut faire ensemble", a indiqué dans la foulée Romano Prodi. Evoquant "la fin d'une certaine période historique" que marquera la création d'une Union européenne à vingt-cinq, le président de la Commission a rappelé que "il sera nécessaire de modifier le fonctionnement de nos institutions" et que ce semestre y serait consacré.

Interrogé sur les aspects financiers de l'élargissement, et en particulier sur les aides directes aux agriculteurs des futurs Etats membres (voir EUROPE du 28 juin, p. 5), M. Prodi a estimé que l'Union "n'a pas besoin d'argent nouveau". "La Commission a préparé un budget jusqu'au 31 décembre 2006, il n'y a pas de problème", a-t-il poursuivi, faisant valoir que "le compromis pour les aides directes est la seule solution viable". En matière de ressources , "nous avons des limites que les pays candidats connaissent depuis le début" a encore indiqué le président de la Commission, ajoutant que "si les Quinze devaient mettre à disposition de nouveaux crédits, j'en serais ravi, mais je suis réaliste ".

M. Rasmussen a pour sa part insisté sur le respect du calendrier approuvé Séville. Il a confirmé qu'une position commune de négociation des Quinze sur l'ensemble des aspects financiers devra être soumise aux pays candidats début novembre au plus tard. Interrogé sur la brièveté du délai séparant la présentation de cette position commune et le Sommet de Copenhague, M. Prodi a estimé qu'un mois suffirait dans la mesure où il ne s'agira pas d'approfondir les aspects techniques mais bien de conclure. Le Premier ministre danois a précisé que "ce ne serait pas à prendre ou à laisser (et que) les quelques semaines entre la présentation de la position commune et le Sommet de Copenhague seront consacrées à des pourparlers intensifs avec les pays candidats". Il a par ailleurs rappelé l'importance que la Présidence attache à la conclusion des négociations en décembre, un retard même léger pouvant, selon lui, avoir pour effet de reporter l'élargissement de plusieurs années.

Interrogé sur le référendum Irlandais sur le Traité de Nice, M. Prodi a déclaré qu'il n'irait pas en Irlande mais il a souhaité "que les irlandais voteront oui (...), faute de quoi nous nous retrouverions dans l'inconnu". M. Rasmussen a confirmé "qu'il n'existe pas de plan B" en cas de rejet du traité par l'Irlande et estimé "qu'il ne faut pas traverser le pont avant d'y être".

Romano Prodi a par ailleurs indiqué que ses entretiens avec M. Rasmussen avaient porté sur la problématique du développement durable dans la perspective du Sommet de Johannesbourg. "Le problème du developpement durable et des relations avec le tiers monde est crucial", a-t-il déclaré, considérant que "Johannesbourg sera très difficile du point de vue des ressources nouvelles". Il a souligné que, dans ce contexte, la collaboration entre les Etats membres et la Commission sera très importante et que la Présidence jouera un rôle clé à cet égard.

Sur le dossier du Proche-Orient, Romano Prodi a estimé que "si nous voulons des élections libres, nous devons en accepter les résultats". Quant à M. Rasmussen, il a dit partager la déception du président américain George Bush. "M. Arafat n'a pas fait tout ce qu'il devait faire pour empêcher le terrorisme et les attentats suicide", a-t-il dit tout en ajoutant que "nous allons négocier avec le dirigeant qui sera élu par les Palestiniens".

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