Bruxelles, 27/06/2002 (Agence Europe) - Avec un taux de croissance réelle de 2,6%, le secteur des assurances a enregistré en 2001 sa plus faible progression depuis 1993, constate le Comité Européen des Assurances (CEA), dans un rapport très complet sur la situation du marché présenté cette semaine à Bruxelles. La France a été la plus affectée par le ralentissement après une chute des prises d'assurance sur la vie. Au contraire, le Royaume-Uni, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, et, à l'est, la République tchèque, l'Estonie et la Slovénie s'en sortent mieux que le reste de l'Europe, avec un taux de croissance de 5%. Le marché de l'assurance vie, qui représente les deux tiers des assurances, s'est stabilisé en 2001. En revanche les investissements réalisés par les assureurs ont connu une forte croissance.
Le Royaume-Uni continue à dominer le marché des assurances vie (39% du marché de l'Europe au sens large en 2001), suivi par la France (15%) et l'Allemagne (11,2%). L'Allemagne règne en revanche sur le secteur de l'assurance non vie (automobile, etc.), avec 25,7% du marché, suivie par le Royaume-Uni (18%) et la France (14,2%). Le marché européen des assurances est fragmenté entre plus de 5.000 entreprises, note le secrétaire général du CEA, Daniel Schanté. Les petites et moyennes entreprises représentent 60% des assureurs, le reste revenant aux leaders du marchés, comme Barclays Life au Royaume Uni, CNP en France pour l'assurance vie, ou Groupama (Fr.), Allianz (All.) et CGNU (G.B) pour l'assurance non-vie.