Strasbourg, 15/05/2002 (Agence Europe) - En adoptant, mardi à Strasbourg, le rapport de Per Stenmarck (PPE-DE, suédois) sur son état prévisionnel pour 2003, le Parlement européen table sur une augmentation modérée (de 1,6% par rapport à 2002) de ses dépenses de fonctionnement pour l'année prochaine. Selon une source de l'institution, cette tendance témoigne de l'efficacité de la politique immobilière menée depuis plusieurs années par le Parlement.
Le Parlement a prévu un montant de 1,051 milliard d'euros en 2003 (soit un peu moins du volume habituel de 20% de la rubrique 5 recouvrant les dépenses administratives de toutes les institutions), dont 32,3 millions pour faire face aux dépenses liées à la préparation à l'élargissement et 15 millions d'euros pour le remboursement anticipé des prêts dans le cadre de sa politique immobilière.
Le Parlement s'inquiète du recours intensif à du personnel temporaire ("auxiliaire de renfort") à des fins autres que le pourvoi de postes vacants ou le remplacement de fonctionnaires à temps plein absents. Il rappelle aussi sa volonté de faire participer les parlementaires et le personnel des groupes politiques au régime de retraite anticipé, malgré les réticences du Conseil.
A titre de comparaison, d'autres institutions proposent pour 2003 des augmentations bien plus importantes: +13% pour la Comité économique et social; +4,5% pour le Comité des régions; +5,7 pour la Cour de Justice; +11% pour le Conseil qui devrait cependant bientôt revoir ces prévisions à la baisse.