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Bulletin Quotidien Europe N° 8212
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/sport

La Commissaire Viviane Reding veut s'attaquer au dopage dans le milieu sportif amateur et annonce un plan d'action d'ici la fin de l'année

Bruxelles 15/05/2002 (Agence Europe) - Selon une étude européenne menée en Belgique, en Allemagne, en Italie et au Portugal, et présentée mercredi à la presse par la Commissaire Viviane Reding, près de 6% des usagers des centres de fitness reconnaissent utiliser régulièrement des médicaments pour améliorer leurs performances. Cette première étude transnationale sur le dopage dans les centre de fitness (qui contient également des informations sur la situation en Autriche et en Suisse) vise à s'attaquer au problème du dopage dans le sport amateur, avec une attention particulière pour les jeunes. "La lutte contre le dopage dans le milieu professionnel est acceptée mais personne n'en parle dans le milieu amateur", a expliqué Viviane Reding, ajoutant que cette étude ne porte pas sur des cas isolés. Selon la Commissaire, une étude d'avril 2001 commandée par le gouvernement français indique que 3 à 5 % des enfants et adolescents sportifs amateurs sont dopés. De son côté, la British Medical Association a récemment tiré le signal d'alarme sur l'ampleur du marché noir du dopage dans le sport amateur comme professionnel.

L'étude indique que ce sont les personnes qui fréquentent le plus assidûment les centres de mise en forme qui recourent le plus aux produits dopants, indépendamment de leur catégorie sociale. Les conséquences de ces médicaments provoquent des effets secondaires importants: acné, augmentation des sécrétions, saignements de nez, palpitations cardiaques, effets sur la sexualité, agressivité. L'étude insiste sur l'importance du marché noir: 100 millions d'euros par an pour les produits dopants rien que pour l'Allemagne. Pour les compléments alimentaires, parfois contaminés par des substances dopantes, "cela représente des milliards d'euros par an", précise Viviane Reding.

"Le problème est que le contenu de ces produits n'est pas indiqué sur les boîtes, donc les gens ne savent pas toujours qu'ils consomment des produits dangereux et illicites", explique-t-elle, soulignant le manque d'harmonisation en la matière, car "certains de ces produits dangereux ne sont pas interdits dans tous les pays". Autre problème, leur vente par Internet. Rien qu'en Allemagne, quinze sites proposant plus de 250 produits dopants (anabolisants, diurétiques, stimulants, compléments alimentaires, anti-oestrogènes) ont été répertoriés. "Cela pose le problème du contrôle du contenu d'Internet", explique Viviane Reding.

L'étude, menée par le ministère de l'Intérieur de Basse-Saxe, propose des actions à différents niveaux:

des enquêtes officielles, dans les Etats membres de l'UE, tous les trois ans, sur le dopage dans les centres de fitness et des études comparables dans le milieu scolaire et universitaire (notament sur les 12-18 ans);

la prévention dans le domaine de la certification des centres de fitness, de l'information et de l'implication de leurs responsables dans la prévention;

l'harmonisation de l'étiquetage des produits dopants et des compléments alimentaires pour que les utilisateurs sachent s'ils ont affaire à des produits dangereux;

des mesures pour rendre plus difficile l'acquisition de ces produits;

la création d'un site Internet d'information sur les dangers potentiels de ces substances;

l'éducation des sportifs amateurs afin qu'ils choisissent une alimentation saine et équilibrée;

la promotion de labels de qualité et un contrôle plus systématique du contenu des compléments alimentaires.

Viviane Reding va présenter d'ici la fin de l'année un Plan d'action de lutte contre le dopage. Les lignes de force de ce plan, qui prône un partenariat avec les actions nationales et les fédérations sportives, seront présentées jeudi et vendredi aux ministres des Sports de l'UE lors de leur réunion informelle des 16 et 17 mai à Almeria (Espagne). Lors de cette réunion, la Commissaire abordera également la question du rôle de l'UE au sein de l'Agence mondiale anti-dopage.

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