Bruxelles, 15/05/2002 (Agence Europe) - Une nouvelle réunion aura lieu "avant la fin du mois" pour revoir la liste européenne des organisations terroristes, apprend-on de la Présidence espagnole. Cette nouvelle discussion sur la liste portera tout particulièrement sur les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie), que l'Espagne veut voir inscrites sur la liste. Le Premier ministre espagnol José Maria Aznar a publiquement appelé les Quinze lundi à ajouter ce groupe de guérilla à la liste noire de l'UE. Le Haut représentant de l'UE pour la PESC, Javier Solana, avait déclaré quelques jours plus tôt, depuis Madrid, qu'il s'attendait à ce que les FARC soient ajoutées très rapidement à la liste. Le Président colombien, Andres Pastrana, le réclame. Il n'y avait pas eu d'accord sur les FARC entre les Quinze, le 29 avril, lors de la première révision de la liste, alors qu'un autre groupe colombien, les Forces unies d'autodéfense de Colombie (AUC) avait été ajouté à la liste ce jour-là. Dans l'entourage de la Présidence, on impute l'absence d'accord à la Suède. De source suédoise, on reconnaît avoir des réticences, tout en niant être à l'origine du blocage. Le Parlement européen s'est lui aussi prononcé pour que l'UE désigne les FARC comme groupe terroriste, mais sans le citer nommément. Dans une résolution (sur laquelle nous reviendrons) sur le Sommet UE/Amérique latine de Madrid approuvée ce mercredi, le PE "demande au Conseil de compléter la liste des organisations terroristes en y ajoutant tous les groupes et organisations qui pratiquent l'assassinat, l'enlèvement, le chantage, l'extorsion et tout autre type d'activité terroriste". Le PE a en effet adopté un amendement dans ce sens du PPE-DE et du PSE: pendant le débat, l'Espagnol Jose Salafranca (Partido popular) a soutenu l'inscription des FARC sur la liste terroriste, alors que la co-présidente du groupe des Verts/ALE Monica Frassoni a estimé que cela compliquerait la situation des otages en Colombie.