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Bulletin Quotidien Europe N° 8212
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/otan/grece

La Présidence espagnole propose de nouvelles formules pour régler le problème gréco-turc

Reykjavik, 15/05/2002 (Agence Europe) - A l'issue d'une réunion entre ministres des Affaires étrangères de l'UE et de l'OTAN, mardi soir à Reykjavik en marge de la ministérielle du Conseil de l'Atlantique Nord, le Secrétaire général de l'OTAN Lord Robertson et le Président du Conseil de l'UE Josep Piqué ont adopté une déclaration de presse conjointe dans laquelle ils soulignent en particulier la coopération efficace qui s'est développée entre OTAN et Union dans les Balkans (et en particulier la disponibilité de l'UE à prendre la relève de l'opération "Amber Fox" de l'OTAN en Macédoine), et expriment l'espoir que les "consultations fructueuses menées entre les deux organisations" sur la lutte contre le terrorisme se poursuivront.

Lord Robertson et Josep Pique réaffirment aussi leur détermination à "finaliser chacun des divers aspects des relations OTAN-UE", mais leur déclaration reconnaît qu'il reste "des travaux à accomplir", sans citer les réserves de la Grèce sur le document d'Ankara réglant les problèmes posés par la Turquie sur l'accord UE/OTAN en vue de l'utilisation de moyens de l'Alliance pour des opérations de maintien de la paix conduites par l'Union. A ce sujet, Josep Piqué a indiqué que le Présidence espagnole avait présenté à Athènes de nouvelles propositions comprenant une déclaration formelle de l'UE, au plus haut niveau, sur l'utilisation des futures forces européennes "dans certaines zones géographiques", et un échange de lettres entre l'UE et l'OTAN sur les arrangements pratiques. "Essayons de voir comment donner (...) suffisamment de garanties au gouvernement grec (...) sans être amenés à changer un document (le document d'Ankara: NDLR), ce qui signifierait un processus sans fin", a dit le ministre espagnol des Affaires étrangères à la presse. Par ailleurs, il a souligné l'importance de parvenir à un accord pendant la Présidence espagnole, en estimant que ce sera plus difficile de le faire lorsque, à partir de juillet prochain, ce sera la Grèce qui présidera les réunions PESD de l'UE (avant sa propre présidence, pendant le premier semestre de 2003, elle remplacera à ces réunions le Danemark, qui a un "opt out" en matière de défense). Quant au ministre grec des Affaires étrangères
George Papandreou, il s'est limité à constater que "nous sommes en train de négocier", refusant de
parler d'impasse.

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