Strasbourg, 15/05/2002 (Agence Europe) - La Commissaire Michaele Schreyer a présenté en plénière, mardi à Strasbourg, les grandes lignes de l'avant-projet de budget pour 2003, en insistant notamment sur le respect de la discipline budgétaire par la Commission (le montant des crédits de paiements représente 1,03% du PNB communautaire, soit moins que le montant prévu dans le budget 2002, 1,05%) et la présence d'une marge importante de 4,7 milliards d'euros sous le plafond des perspectives financières qui devrait permettre de faire face aux imprévus. Elle a dit qu'elle s'attendait à ce que les débats budgétaires de cette année se concentrent sur les nouveaux besoins en matière de ressources humaines découlant de l'élargissement et sur les nouveaux défis de l'Union européenne au Moyen-Orient.
Mme Schreyer a expliqué que seuls les coûts liés à la préparation de l'élargissement ont conduit la Commission à dépasser le plafond des perspectives financières de la rubrique des dépenses administratives, et donc à proposer la mobilisation de l'instrument de flexibilité. Göran Färm (PSE, suédois), rapporteur sur le budget 2003, a laissé entendre que le PE serait plutôt disposé à utiliser ce mécanisme à d'autres fins que la préparation à l'élargissement, par exemple pour financer des actions extérieures supplémentaires. Il a estimé d'un côté que la marge en rubrique 4 (politiques extérieures) était "insuffisante" en raison des incertitudes qui planent sur le montant de l'aide en faveur des Palestiniens et du peuple afghan, et de l'autre que les Secrétaires généraux des institutions devraient faire des propositions "radicales" pour réduire les dépenses administratives pour la préparation à l'élargissement. M. Färm a aussi fait part de ses réticences au sujet de la création de nombreuses agences dans les domaines des transports, de la justice et de la sécurité alimentaire, car ceci pourrait avoir comme conséquence de "doubler" les coûts. Per Stenmarck (PPE-DE, suédois) a aussi jugé inutile le recours à l'instrument de flexibilité pour les dépenses administratives, tout comme la travailliste britannique, Neena Gill, qui a exprimé "beaucoup de réserves" à ce sujet. Esko Olavi Seppänen (GUE/NGL, finlandais) a estimé que l'instrument de flexibilité était un "mauvais mécanisme" pour financer les 500 nouveaux postes réclamés par la Commission dans le contexte de l'élargissement. Il a privilégié plutôt une répartition des ressources humaines existantes, "pour réaliser des économies".