Bruxelles, 22/03/2002 (Agence Europe) - On s'avance vers un probable feu vert au Conseil Transports de mardi prochain pour la poursuite du projet Galileo, mais ce résultat n'est pas encore acquis. La réunion des Représentants permanents des Quinze vendredi a permis de résoudre un des obstacles à l'adoption, mardi, de la décision de débloquer 450 millions d'euros pour la poursuite du projet et de créer cette entreprise commune. En effet, lors de la discussion assez brève sur Galileo, aucune délégation ne se serait opposée à l'adoption d'une "clause de rendez-vous" fixée pour la fin 2003, mais une clause de rendez-vous qui semble limitée aux équilibres financiers sans devoir remettre en cause la poursuite du projet. Les représentants des Etats membres sont d'accord, explique-t-on de source diplomatique, qu'à ce moment là la Commission informe le Conseil des résultats de la procédure d'appel d'offres lancée par l'entreprise commune qui s'occupera de l'actuelle phase de développement du projet européen de navigation par satellite. Sur la base de cette information, le Conseil "prendrait les décisions nécessaires sur la phase de déploiement et la phase opérationnelle, y compris sur le niveau maximal de fonds communautaires, afin de garantir la poursuite d'une gestion saine du programme". Rappelons qu'il est prévu que le déploiement commence en 2006 et le début de la mise en activité de Galileo en 2008. A ce propos, le Coreper se serait mis d'accord sur une formulation selon laquelle la phase de déploiement, dont le coût est évalué à un maximum de 2,15 milliards d'euros, soit financée à au moins deux tiers par le secteur privé, la contribution communautaire se limitant au maximum à un tiers. Le Royaume-Uni et les Pays-Bas insistaient pour l'adoption d'une clause de rendez-vous et en avaient même demandé une également pour 2005, voire 2007.
Le Royaume-Uni, les Pays-Bas et le Danemark maintiennent une réserve générale en attendant les discussions entre les ministres. Et la question de la participation du privé à l'entreprise commune reste encore à régler. Deux positions s'affrontent. D'un côté, la Commission européenne, qui l'estime "indispensable". De l'autre, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et le Parlement européen, qui y sont opposés et invoquent le conflit d'intérêts que poserait la participation d'entreprises privées à la structure qui s'occupera des appels d'offres. Six ou sept Etats membres se seraient dits ouverts à une participation du privé.