Bruxelles, 20/03/2002 (Agence Europe) - Dans une lettre reçue mardi par la Commission, le Premier ministre et ministre des Finances suisse, Kaspar Villiger, a confirmé que son pays est prêt à entamer des négociations avec l'UE sur la fiscalité de l'épargne, mais uniquement dans le cadre d'une négociation globale couvrant tous les accords en suspens avec l'UE. Le Conseil Affaires générales devrait définir mi-avril les mandats de négociation dans les domaines suivants: pensions, services, convention de Schengen, programme Media, formation et jeunesse. Kaspar Villiger répondait au Commissaire Bolkestein, qui demandait début mars l'ouverture des négociations, "sans délai" et sans conditions (voir EUROPE du 7 mars p.12). Le Luxembourg a posé comme condition à l'adoption du "paquet fiscal" fin 2002, la conclusion d'accords avec les pays tiers pour qu'ils adoptent des mesures "équivalentes" à celles mises en oeuvre par l'UE, autrement dit, pour qu'ils acceptent de lever le secret bancaire. Les premiers contacts montrent que Andorre, San Marino, et le Liechtenstein "veulent bien suivre l'approche européenne, mais attendent de voir ce que feront les Suisses", a indiqué M. Bolkestein, mardi devant la commission économique du PE. Or, Kaspar Villiger préférerait "changer de ministère que d'échanger des informations", a-t-il ironisé en précisant que l'UE "doit attendre de voir ce que Villiger fera en avril". En revanche, les Etats-Unis ont indiqué, dans une lettre adressée le 5 mars à la Commission, qu'ils sont prêts à négocier sur un échange d'informations.