Bruxelles, 20/03/2002 (Agence Europe) - Les représentant des Etats membres, réunis mercredi au sein du comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, se sont prononcés en faveur d'une proposition de la Commission européenne visant à intensifier le dépistage de résidus d'antibiotiques dans les importations de crevettes en provenance du Viêt Nam et du Myanmar ainsi que dans les importations de crevettes et de volaille originaires de Thaïlande. Un embargo est toujours en vigueur sur toute importation de produits d'origine animale en provenance de Chine, après la découverte de crevettes contenant du chloramphénicol (voir EUROPE du 26 janvier, P.10). Une fois adoptée formellement par la Commission, la proposition imposera aux Etats membres de rechercher des résidus dans tous les lots de crevettes provenant du Viêt Nam, du Myanmar et de Thaïlande, et dans l'ensemble des lots de volaille importés de Thaïlande. Les résultats devront être notifiés par l'intermédiaire du système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux. Les experts vétérinaires ont confirmé que les premiers contrôles effectués par les Etats membres sur les importations de poisson et de volaille ont mis en évidence la présence de résidus de nitrofuranes dans des crevettes provenant du Viêt Nam et dans des crevettes et de la volaille de Thaïlande. De plus, des résidus de chloramphénicol ont été décelés dans des crevettes importées du Myanmar.
Les nitrofuranes sont des médicaments vétérinaires dont l'utilisation sur les animaux producteurs d'aliments n'est plus autorisée dans l'UE car ils pourraient augmenter, s'ils sont consommés à fortes doses, le risque de cancer chez les êtres humains. Le chloramphénicol, autre antibiotique puissant à large spectre, est interdit dans l'UE depuis 1994 pour les animaux. Il est utilisé uniquement en médecine pour traiter des cas graves.