Bruxelles, 20/03/2002 (Agence Europe) - Le coup d'envoi du plan d'action communautaire pour le GMES (Global Monitoring for Environment and Security), système spatial de surveillance mondiale pour l'environnement et la sécurité, a été donné mardi à Bruxelles. Pour la première fois, les utilisateurs et les fournisseurs de services et de technologies GMES se sont réunis au sein du comité de pilotage du GMES, instance d'aide à la mise en œuvre du plan d'action qui vise à mettre au point un système global de surveillance européen autonome d'ici à 2008. Ont également participé à cette réunion des représentants de la Commission, de l'Agence spatiale européenne (ESA), du Secrétariat général du Conseil, des Etats membres, de l'Agence européenne de l'Environnement, d'Eumetsat.
A l'ouverture de cette rencontre, Philippe Busquin, Commissaire européen à la recherche et la politique spatiale, a déclaré: «Au sommet européen de Barcelone, le week-end dernier, les chefs d'Etat et de gouvernement ont réaffirmé l'ambition de l'Union de devenir l'économie la plus compétitive au monde (…) et d'investir dans la création de connaissances et de technologies. Nous avons, en Europe, des technologies scientifiques et spatiales de premier ordre. Nous devons en faire plus grand et meilleur usage pour relever les défis de notre société globale. Le GMES n'est pas seulement d'importance stratégique pour la recherche spatiale, il aidera aussi l'Europe à mieux projeter ses valeurs et ses politiques dans le monde, par exemple pour garantir le développement durable ».
Saluant les progrès substantiels accomplis au cours de l'année écoulée grâce au large soutien des décideurs européens et à l'implication croissante de tous les acteurs concernés, Philippe Busquin a estimé que l'organisation des acteurs, l'établissement des spécifications initiales de l'information opérationnelle et la fourniture des premiers services constitueraient les prochaines étapes. Un forum GMES sera organisé à la fin juin sous la Présidence espagnole pour lancer la discussion sur le GMES et ses implications scientifiques, sociales et économiques. La Commission, pour sa part, est déterminée à développer des partenariats avec les utilisateurs et les autres parties prenantes- tout particulièrement entre le secteur public et le secteur privé- et présentera au Conseil et au Parlement un rapport sur la phase initiale du GMES, a précisé le Commissaire.